C'est souvent le problème avec le fait de regarder des phénomènes psychologiques en les interprétant au niveau des neurosciences, ou de façon trop mécanique.
De ce que j'ai compris de la dissonance cognitive, c'est vraiment au niveau psychologique que ça se joue, et la meilleure interprétation du phénomène que j'ai pu lire, c'est dans le contexte de l'accoutumance au risque.
Tu notera la remarque dans le paragraphe conclusif où l'auteur reproche à cette théorie d'être trop "mécaniste" et de négliger les facteurs culturels.
Donc, le reproche sur le manque de scientificité de la notion est assez justifié, je pense, mais ça n'enlève pas forcément tout son intérêt, puisqu'on est dans un domaine des sciences sociale ou il faut toujours relativiser la validité scientifique des concepts de toute façon. On est pas des machines, ça reste de la psychologie.
D'une certaine façon, la dissonance cognitive est essentiellement perçu a travers sa troisième conséquence que l'étude que j'ai mis en lien décris, c'est à dire le cas où l'on va ajouter des cognitions pour la relativiser. C'est un mécanisme de protection psychologique pour faire diminuer l'angoisse lorsque l'on vit dans un contexte de risque mais qu'on ne peut rien y faire.
Et si on l'inteprète correctement, la dissonance cognitive (enfin cette réponse cognitive a cette dissonance, qui n'est qu'un cas parmis d'autre de réponse possible et qui n'a rien de mécanique) n'est pas un précurseur à l'inaction fasse à un risque, mais une conséquence de cette inaction.
Si elle se développe chez les gens qui sont confronté au risque lié au changement climatique, c'est essentiellement alors une stratégie psychologique pour minimiser l'anxiété que cela provoque étant donné que la société est manifestement incapable de gérer le problème et d'agir pour le minimiser.
Mais une fois interprétée ainsi, on peut aussi dire que ça favorise d'une certaine façon l'inaction, mais il faut bien avoir à l'esprit que c'est une sorte de boucle de rétroaction. Il y a un risque. On ne fait rien pour le minimiser. C'est angoissant. Mais on ne fait toujours rien. Je me construis alors alors un ensemble de cognitions pour relativiser ce risque et ainsi diminuer mon angoisse pour vivre avec ce risque sans ... devenir fou.
ça reste de la psychologie, et ça n'a rien de mécanique, et ça peut parfaitement être vécu en pleine conscience. (J'ai assez bien conscience personnellement de ce phénoméne chez moi, après tout, on peut aussi s'exercer à la métacognition et analyser soi-même ses propres biais cognitif).
Comme on dit, on reconnait les vrais fous à la certitude qu'ils ont de ne pas l'être. ;-)
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: La Sainte Tech
Posté par Big Pete . En réponse au lien Linus Torvalds à propos de l'utilisation des LLM. Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 17 juillet 2026 à 10:54.
C'est souvent le problème avec le fait de regarder des phénomènes psychologiques en les interprétant au niveau des neurosciences, ou de façon trop mécanique.
De ce que j'ai compris de la dissonance cognitive, c'est vraiment au niveau psychologique que ça se joue, et la meilleure interprétation du phénomène que j'ai pu lire, c'est dans le contexte de l'accoutumance au risque.
La dissonance cognitive : facteur explicatif de l'accoutumance au risque
Tu notera la remarque dans le paragraphe conclusif où l'auteur reproche à cette théorie d'être trop "mécaniste" et de négliger les facteurs culturels.
Donc, le reproche sur le manque de scientificité de la notion est assez justifié, je pense, mais ça n'enlève pas forcément tout son intérêt, puisqu'on est dans un domaine des sciences sociale ou il faut toujours relativiser la validité scientifique des concepts de toute façon. On est pas des machines, ça reste de la psychologie.
D'une certaine façon, la dissonance cognitive est essentiellement perçu a travers sa troisième conséquence que l'étude que j'ai mis en lien décris, c'est à dire le cas où l'on va ajouter des cognitions pour la relativiser. C'est un mécanisme de protection psychologique pour faire diminuer l'angoisse lorsque l'on vit dans un contexte de risque mais qu'on ne peut rien y faire.
Et si on l'inteprète correctement, la dissonance cognitive (enfin cette réponse cognitive a cette dissonance, qui n'est qu'un cas parmis d'autre de réponse possible et qui n'a rien de mécanique) n'est pas un précurseur à l'inaction fasse à un risque, mais une conséquence de cette inaction.
Si elle se développe chez les gens qui sont confronté au risque lié au changement climatique, c'est essentiellement alors une stratégie psychologique pour minimiser l'anxiété que cela provoque étant donné que la société est manifestement incapable de gérer le problème et d'agir pour le minimiser.
Mais une fois interprétée ainsi, on peut aussi dire que ça favorise d'une certaine façon l'inaction, mais il faut bien avoir à l'esprit que c'est une sorte de boucle de rétroaction. Il y a un risque. On ne fait rien pour le minimiser. C'est angoissant. Mais on ne fait toujours rien. Je me construis alors alors un ensemble de cognitions pour relativiser ce risque et ainsi diminuer mon angoisse pour vivre avec ce risque sans ... devenir fou.
ça reste de la psychologie, et ça n'a rien de mécanique, et ça peut parfaitement être vécu en pleine conscience. (J'ai assez bien conscience personnellement de ce phénoméne chez moi, après tout, on peut aussi s'exercer à la métacognition et analyser soi-même ses propres biais cognitif).
Comme on dit, on reconnait les vrais fous à la certitude qu'ils ont de ne pas l'être. ;-)
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.