Pierre Rimbert introduit son article en rappelant le mauvais accueil réservé à une conférence d'Eric Schmitt sur l'IA à l’université de Tucson et sur la contestation qui accompagne la construction de data-center aux états-unis. Il rappelle que "Comme la plupart des changements technologiques majeurs, le déferlement de l’IA sur les sociétés n’a fait l’objet d’aucune délibération collective".
L'auteur identifie ensuite trois raisons/formes de la contestation. 1. les craintes concernant leur emploi, en particulier mais pas seulement, des professions intellectuelles supérieures "qui avaient [pourtant] accueilli la désindustrialisation avec [...] indifférence"; et l'horizon très probable (qui n'échappe pas même aux dirigeants de la silicon valley) d'un accroissement gigantesque de l'écart de richesse entre le gros de la population prolétarisée et les milliardaires. 2. l'absence totale de démocratie dans les choix et le sentiment justifié d'impuissance de la population "face à une technologie caractérisée par son autonomie croissante" 3. l'installation de data centers qui, elle seule, donne lieu à une lutte effective, lutte largement soutenue par l'opinion de gauche comme de droite mais qui ne trouve presque pas de relai dans la sphère politicienne, corrompue ou opportuniste.
L'article conclut que "le destin du soulèvement contre les machines pose l’une des grandes questions politiques de notre temps".
La "technologie autonome" et la nécessité de l'arrêter, et non pas seulement la mettre entre les bonnes mains, ce sont des choses que je n'aurais pas imaginé lire il y a quelques années dans le Monde Diplomatique, et dont pourrait s'inspirer un certain parti français majoritaire à gauche !
# Un résumé
Posté par nizan666 . En réponse au lien Tout le monde déteste l’IA. Évalué à 4 (+4/-1).
Pierre Rimbert introduit son article en rappelant le mauvais accueil réservé à une conférence d'Eric Schmitt sur l'IA à l’université de Tucson et sur la contestation qui accompagne la construction de data-center aux états-unis. Il rappelle que "Comme la plupart des changements technologiques majeurs, le déferlement de l’IA sur les sociétés n’a fait l’objet d’aucune délibération collective".
L'auteur identifie ensuite trois raisons/formes de la contestation. 1. les craintes concernant leur emploi, en particulier mais pas seulement, des professions intellectuelles supérieures "qui avaient [pourtant] accueilli la désindustrialisation avec [...] indifférence"; et l'horizon très probable (qui n'échappe pas même aux dirigeants de la silicon valley) d'un accroissement gigantesque de l'écart de richesse entre le gros de la population prolétarisée et les milliardaires. 2. l'absence totale de démocratie dans les choix et le sentiment justifié d'impuissance de la population "face à une technologie caractérisée par son autonomie croissante" 3. l'installation de data centers qui, elle seule, donne lieu à une lutte effective, lutte largement soutenue par l'opinion de gauche comme de droite mais qui ne trouve presque pas de relai dans la sphère politicienne, corrompue ou opportuniste.
L'article conclut que "le destin du soulèvement contre les machines pose l’une des grandes questions politiques de notre temps".
La "technologie autonome" et la nécessité de l'arrêter, et non pas seulement la mettre entre les bonnes mains, ce sont des choses que je n'aurais pas imaginé lire il y a quelques années dans le Monde Diplomatique, et dont pourrait s'inspirer un certain parti français majoritaire à gauche !