• # Re: Réaction à l'accord cadre MEN/MS

    Posté par . En réponse à la dépêche Réaction à l'accord cadre MEN/MS. Évalué à 6.

    Il peut sembler légitime pour l'Education nationale, en tant que
    consommateur de produit microsoft de négocier des tarifs avantageux.

    On peut cependant être surpris par certaines clause de cet accord.
    D'abord, pour Windows, il ne s'applique qu'aux ordinateurs anciens donné
    aux écoles (antérieur au Pentium III) mais à condition que ceux ci était
    préalablement équipé de Windows (voir Avenant 1). Comment faire pour
    savoir si un ordinateur que l'on vous donne était bien équipé d'une
    licence microsoft avant. C'est bien souvent impossible, donc utiliser
    cet accord revient à prendre le risque de se voir accusé de piratage par
    Microsoft faute de pouvoir prouver le contraire.

    Ensuite, le plus choquant à mes yeux et la section suivante dans
    l'avenant 4 qui concerne l'achat de licence Office 2003 pour un prix
    d'environ 60 Euros (selon la version) :

    « Dans ce cadre, le Ministère s’engage à faire tout son possible afin
    que les établissements précités commandent un minimum de quatre cent
    cinquante mille (450.000) licences pendant la période d’exécution du
    contrat Select. En particulier, le Ministère s’engage à faire tout son
    possible afin que les établissements concernés par les présentes
    commandent un minimum de sept cent cinquante (750) licences au cours de
    la première année d’exécution dudit contrat. »

    Donc M.Jean-Jacques GAGNEPAIN Directeur de la Technologie du Ministère
    de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche s'engage à
    faire acheter aux écoles 450.000 licences à 60 Euros. Cela fait 27
    Millions d'Euros ou 177 million de francs pour un logiciel que l'on
    trouve gratuitement par ailleurs (ex OpenOffice.org).

    Plus grave, ce contrat ne permet pas aux élèves (voir chapitre VII.
    Avenant 4) d'utiliser ce logiciel chez eux !!. Comment cela, l'éducation
    nationale achète, je suis forcé à l'analogie, des livres (ou logiciels
    c'est pareil) que les élèves, de part la licence, ne peuvent amener chez
    eux.

    Et de plus, ceci est en contradiction avec l'accord cadre lui même qui
    stipule prend bien en compte 'la maison' :
    « le Ministère souhaite que le plus grand nombre de personnes, puissent
    être en mesure, au moment de leur choix et de n’importe où, à la maison
    comme à l’école, à la ville comme au village « le plus reculé », de se
    relier aux services d’information et de communication les plus
    immédiats, les plus universels et les plus adaptés à la prise en compte
    des besoins individuels. »

    Si l'Education nationale désire réellement dépenser notre argent, elle
    peut le faire par exemple, de manière simple mais efficace en éditant un
    CDROM remplis de logiciels libres, y compris la suite bureautique
    openoffice.org pour Windows. Pour moins du dixième du prix, il est
    possible de donner ce CDROM à chaque enseignant, et à chaque élève, à la
    rentrée prochaine.

    En conclusion, je dirais qu'il est fort dommage que l'éducation
    nationale fasse si peu pour encourager et généraliser les nombreuses
    initiatives autour du libre et elles sont nombreuses en France :
    abuledu, freeduc, slaes, slis, mandrake ... pour les systèmes.
    dr.geo, gcompris, wims, ... pour les applicatifs.