Quand j'ai lu l'article de Basta, ça m'a fait repenser à Alain Juppé qui voulait vendre Thomson pour 1 franc symbolique.
Que ce soit Franciliens.net avec SFR ou Juppé avec Thomson, l’argument repose sur la même erreur grossière : confondre la valeur comptable d’une entreprise (actif - passif) avec la valeur réelle de ses actifs. SFR (comme Thomson à l'époque), possède des infrastructures et des contrats avec ses clients qui valent des milliards, peu importe la dette ou la gestion calamiteuse de ses actionnaires.
Admettons que Drahi soit tenu de garder la dette de SFR, si tant est qu'il y ait des fautes de gestion telle qu'il en deviendrait responsable sur ses biens propres. Mais dans ce cas, SFR sans sa dette vaut des milliards.
Par contre, si SFR ne vaut vraiment que 1 euro, c'est forcément Actif - Passif, donc dette incluse et le repreneur reprend aussi la dette. Sinon, le repreneur à le beurre et l'argent du beurre.
Et même en admettant un scénario beurre et argent du beurre, qui envisagerait sérieusement de confier un opérateur aussi gros que SFR à une petite association qui n'est pas opérateur elle même ? Elle est un FAI qui propose un accès Internet... ADSL via les partenaires commerciaux de FDN. C'est sûr que le salarié de SFR qui craint pour son poste il se dit "oh putain, mais ouais, c'est eux qui doivent nous reprendre".
Bon, je ne suis pas naïf, bien entendu, leur propal est volontairement provoc' pour faire avancer le débat. Mais dans ce cas, il fallait aller au bout de la logique en essayant d'avoir une couverture médiatique conséquente. Là, je ne sais pas qui ça va toucher comme public...
# SFR qui ne vaut qu'un euro, sérieux ?
Posté par vpo . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 25 de l’année 2026. Évalué à 4 (+3/-0).
Quand j'ai lu l'article de Basta, ça m'a fait repenser à Alain Juppé qui voulait vendre Thomson pour 1 franc symbolique.
Que ce soit Franciliens.net avec SFR ou Juppé avec Thomson, l’argument repose sur la même erreur grossière : confondre la valeur comptable d’une entreprise (actif - passif) avec la valeur réelle de ses actifs. SFR (comme Thomson à l'époque), possède des infrastructures et des contrats avec ses clients qui valent des milliards, peu importe la dette ou la gestion calamiteuse de ses actionnaires.
Admettons que Drahi soit tenu de garder la dette de SFR, si tant est qu'il y ait des fautes de gestion telle qu'il en deviendrait responsable sur ses biens propres. Mais dans ce cas, SFR sans sa dette vaut des milliards.
Par contre, si SFR ne vaut vraiment que 1 euro, c'est forcément Actif - Passif, donc dette incluse et le repreneur reprend aussi la dette. Sinon, le repreneur à le beurre et l'argent du beurre.
Et même en admettant un scénario beurre et argent du beurre, qui envisagerait sérieusement de confier un opérateur aussi gros que SFR à une petite association qui n'est pas opérateur elle même ? Elle est un FAI qui propose un accès Internet... ADSL via les partenaires commerciaux de FDN. C'est sûr que le salarié de SFR qui craint pour son poste il se dit "oh putain, mais ouais, c'est eux qui doivent nous reprendre".
Affirmer comme ils le font que leur "offre est la seule qui garantit la survie de SFR et propose un projet pour cet opérateur historique, centré sur le futur des salariés et salariées et le rôle citoyen des fournisseurs d’accès à Internet" me semble donc (un brin) optimiste.
Bon, je ne suis pas naïf, bien entendu, leur propal est volontairement provoc' pour faire avancer le débat. Mais dans ce cas, il fallait aller au bout de la logique en essayant d'avoir une couverture médiatique conséquente. Là, je ne sais pas qui ça va toucher comme public...