• [^] # Re: Texte court et clairvoyant

    Posté par . En réponse au lien Déclin de la presse, crise de la librairie, baisse du niveau scolaire : l’écrit continue de régresser en France. Menace sur la culture et la démocratie. Évalué à 2 (+0/-0).

    Je vais donner un exemple personnel pour montrer que le raisonnement est fragile voire à priori faux.

    Cette entrée en matière met à mal ton argumentation puisque tu fais d'un cas personnel une généralité. En ce qui me concerne, j'essaye de me référer à des sources comme les témoignages d'enseignant.e.s, dont celles du secteur technologique, de chefs d'entreprises, formateurs, chercheurs, les constats de sociologues, psychologues, éducateurs, etc...
    Encore une fois, il ne s'agit pas simplement d'écrire et de parler mais de savoir construire des phrases correctes, sans fautes d'orthographe, avec le vocabulaire adéquat, règles de grammaire, etc... Idem pour l'oral. Bien sûr, on peut penser que l'IA va compenser les lacunes mais les recruteurs ne sont pas naïfs...

    "Les employeurs sont nombreux à constater des difficultés en expression écrite et orale parmi leurs salariés et sont de plus en plus exigeants lors des recrutements, selon une enquête Ipsos parue ce lundi.
    D’après cette enquête 76 % des 2500 employeurs interrogés dans toute la France "se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes". Elles font tache pour les salariés mais aussi pour l’entreprise."

    (...)
    "Selon 93 % des décideurs les lacunes en expression écrite ou orale et en orthographe de leurs équipes ont "des répercussions très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière des entreprises", d’après les sondés."
    Les employeurs sont donc "de plus en plus attentifs" à l’orthographe "parce qu’ils ont conscience que cela leur porte préjudice"

    "Les recruteurs ont toujours été attentifs au niveau de français. Dès 2011, une étude de Robert Half montrait que 82 % d’entre eux étaient sensibles à l’orthographe et que 35 % mettaient le CV à la corbeille à partir de trois fautes. Puis, en 2016, c’est dès la première faute d’orthographe dans le CV que le candidat était écarté, selon une étude de Christelle Martin-Lacroix, chercheuse de l’université de Toulon. Mais, en 2021, l’évolution de carrière est menacée..."