Pas vraiment, il y a derrière un cortège de répressions, de censure, de racisme et d'intolérances. Donc un ou une fasciste même aujourd’hui n'est pas quelqu'un de droite avec seulement quelques idées sécuritaires.
Il y a quelques années, j'avais tiqué ici sur l'utilisation de «fasciste» à propos de Sarkozy et on m'avait répondu «ne t'en déplaise, la langue évolue, aujourd'hui "fasciste" peut signifier "réactionaire"». En me citant même wikipédia :
Le terme « fasciste » est souvent utilisé à gauche pour qualifier péjorativement les mouvances d'extrême droite, ou plus généralement réactionnaires.
réactionnaire : mouvement [politque] d’opinion qui agit dans un sens contraire au mouvement qui a précédé.
Donc non, quand tu lis le mot «fasciste», tu ne peux pas supposer que l'auteur ait en tête «répressions, censure, racisme et intolérances».
Bref.
Comme tu mentionnes justement la censure, j'ai l'occasion de donner une note positive.
Aujourd'hui le mot «censure» signifie «un éditeur n'a pas voulu publier mes écrits».
On n'a plus aujourd'hui en français de mots pour désigner ni le fascisme de Mussolini, ni la censure d'ancien régime ni le novlang de 1984.
Et d'une certaine manière c'est plutôt une bonne nouvelle qu'on n'ait plus besoin de mots pour en parler.
Espérons que mon combat pour préserver un sens fort à ces mots soit un combat d'arrière garde, et non un combat d'avant garde.
Cela dit, es-tu vraiment la personne la plus qualifiée pour parler de linguistique, toi qui pensais qu'on pouvait lire sans problème la langue de Montaigne ou de Molière, qui ne sont pas le français actuel.
C'était à propos de Rabelais. Quitte à faire de l'ad hominem, autant le faire bien ;)
[^] # Re: «renforce nos services publics»
Posté par LaurentClaessens (site web personnel) . En réponse au lien La France va investir 655 millions d’euros dans l’IA; le premier ministre souhaite qu'elle...«renforce nos services publics»...(oui, oui). Évalué à 2 (+1/-1).
Il y a quelques années, j'avais tiqué ici sur l'utilisation de «fasciste» à propos de Sarkozy et on m'avait répondu «ne t'en déplaise, la langue évolue, aujourd'hui "fasciste" peut signifier "réactionaire"». En me citant même wikipédia :
et le wikitionnaire qui s'y rapporte
Donc non, quand tu lis le mot «fasciste», tu ne peux pas supposer que l'auteur ait en tête «répressions, censure, racisme et intolérances».
Bref.
Comme tu mentionnes justement la censure, j'ai l'occasion de donner une note positive.
Aujourd'hui le mot «censure» signifie «un éditeur n'a pas voulu publier mes écrits».
On n'a plus aujourd'hui en français de mots pour désigner ni le fascisme de Mussolini, ni la censure d'ancien régime ni le novlang de 1984.
Et d'une certaine manière c'est plutôt une bonne nouvelle qu'on n'ait plus besoin de mots pour en parler.
Espérons que mon combat pour préserver un sens fort à ces mots soit un combat d'arrière garde, et non un combat d'avant garde.
C'était à propos de Rabelais. Quitte à faire de l'ad hominem, autant le faire bien ;)