• [^] # Re: La fidélité, la confiance, ça ne s'achète pas, ça se mérite...

    Posté par . En réponse à la dépêche Intermittents de l'informatique, voici les "contrats de projet". Évalué à 2.

    > Et si il y a le bordel, les roumains sont biens diciplinés eux (hélas pour tous le monde)
    Effectivement, ce nivellement par le bas des acquis sociaux profite énormément aux entreprises. En fait concrêtement la délocalisation est une conséquence de la volonté des entreprises d'employer des gens dans des conditions plus précaires, dans un unique soucis de rentabilité. Le but n'est bien évidemment pas de donner du travail aux roumains qui en ont besoins. Si les roumains étaient aussi cher que les français la délocalisation on n'en parlerait plus...

    D'ailleurs, ce serait pas mal si toute entreprise devait s'engager à respecter la loi du pays hôte *et* celle de son propre pays d'origine lors des délocalisations. Concrêtement une boîte américaine qui délocalise en Corée devrait respecter la législation américaine, aussi souple soit-elle. Ainsi on pourrait vraiment dire "quand Nike fait fabriquer des pompes à l'étranger, ça aide vraiment le pays en question en créant des emplois".

    Et d'un point de vue économique en fait la mesure salvatrice qui restaurerait une économie saine et florissante c'est la restauration de l'esclavage. Impeccable: plus de charges sociales! Plus de grèves! Un coût du travail réduit à son strict minimum! Vraiment l'esclavage, on n'a pas vu mieux!

    Sauf que socialement on fait difficilement pire. Du coup on peut se poser la question: être économiquement viable peut-il être un objectif en soi? Ou encore: la réalisation d'objectifs économique doit-elle se faire au détriment de tout le reste? (libertés individuelles, confort de vie, morale, ...)