Une chose dont AMHA le MEDEF n'a pas conscience (ou dont il se fout complètement parce que ça semble une échéance lointaine) c'est qu'à force de précariser l'emploi et d'afficher ouvertement leur volonté de mettre cette saleté de branleurs de travailleurs au travail pour de vrai, à force de virer des salariés embauchés depuis 30 ans pour "raisons économiques", ils se donnent les meilleures chances d'obtenir dans quelques années (si ce n'est déjà fait) une situation assez peu confortable pour eux où les salariés n'en auront strictement rien à foutre de leur entreprise.
Entendez par là que le jour où l'entreprise aura besoin d'un coup de bourre, le jour où il faudra faire un effort pour la sauver, tous les employés quitteront le navire. Certains d'être virés un jour ou l'autre comme des malpropres indépendemment de leur compétences, ils n'hésiteront pas à se barrer. Eh oui c'est aussi ça l'avantage du CDI, de l'emploi stable et des conditions sociales avantageuses: le salarié a une preuve tangible de l'engagement du patron envers lui, et donc logiquement il peut apporter la contrepartie attendue qui est un engagement envers l'entreprise.
Tel que c'est parti les entreprises et l'état sont en train de tisser un monde du travail où les employés seront de simples mercenaires. Avec tous les défauts que ça peut avoir: le jour où il y a un employeur qui paye mieux ailleurs tu te casses et tu laisse le 1er sur la paille. Ca paraît une menace futile comme ça, si on considère que l'employé visse des boulons à la chaîne. Mais s'il est fortement qualifié, ça fait moins rire...
Beaucoup d'entreprises du tertiaire reposent énormément sur leur "capital humain". Si tout ce beau monde part (un peu comme les actionnaires qui vendent quand les bénefs ne semblent pas au RDV dans le futur) l'entreprise semble mal en point, et n'est plus qu'un artifice financier qui implose très vite.
# La fidélité, la confiance, ça ne s'achète pas, ça se mérite...
Posté par ufoot . En réponse à la dépêche Intermittents de l'informatique, voici les "contrats de projet". Évalué à 4.
Entendez par là que le jour où l'entreprise aura besoin d'un coup de bourre, le jour où il faudra faire un effort pour la sauver, tous les employés quitteront le navire. Certains d'être virés un jour ou l'autre comme des malpropres indépendemment de leur compétences, ils n'hésiteront pas à se barrer. Eh oui c'est aussi ça l'avantage du CDI, de l'emploi stable et des conditions sociales avantageuses: le salarié a une preuve tangible de l'engagement du patron envers lui, et donc logiquement il peut apporter la contrepartie attendue qui est un engagement envers l'entreprise.
Tel que c'est parti les entreprises et l'état sont en train de tisser un monde du travail où les employés seront de simples mercenaires. Avec tous les défauts que ça peut avoir: le jour où il y a un employeur qui paye mieux ailleurs tu te casses et tu laisse le 1er sur la paille. Ca paraît une menace futile comme ça, si on considère que l'employé visse des boulons à la chaîne. Mais s'il est fortement qualifié, ça fait moins rire...
Beaucoup d'entreprises du tertiaire reposent énormément sur leur "capital humain". Si tout ce beau monde part (un peu comme les actionnaires qui vendent quand les bénefs ne semblent pas au RDV dans le futur) l'entreprise semble mal en point, et n'est plus qu'un artifice financier qui implose très vite.