> Cependant la différence majeure est qu'en France le taux de chômage
> est de 9,6%, aux États-Unis il est de 6%.
Facile, ils mettent leurs citoyens en prison pour éviter qu'ils soient au chomage (ce qui en prime crée des emplois dans le domaine carcéral).
« [Aux USA] le système pénal contribue directement à réguler les segments inférieurs du marché de lemploi - et ce de manière infiniment plus coercitive que tous les prélèvements sociaux et les règlements administratifs. Son effet est ici de comprimer artificiellement le niveau du chômage en soustrayant de force des millions dhommes à la population à la recherche dun emploi - et, secondairement, en faisant gonfler lemploi dans le secteur des biens et des services carcéraux. On estime ainsi que, durant la décennie 90, les prisons américaines ont enlevé deux points à lindice du chômage américain. De fait, daprès les travaux de Bruce Western et Katherine Beckett, une fois pris en compte les différentiels de taux dincarcération des deux continents, et contrairement à lidée communément admise et activement propagée par les chantres du néolibéralisme, les Etats-Unis ont affiché un taux de chômage supérieur à celui de lUnion européenne pendant dix-huit des vingt années passées »
[^] # Re: Intermittents de l'informatique, voici les "contrats de projet"
Posté par Pierre-Joseph Bayrou . En réponse à la dépêche Intermittents de l'informatique, voici les "contrats de projet". Évalué à 7.
> est de 9,6%, aux États-Unis il est de 6%.
Facile, ils mettent leurs citoyens en prison pour éviter qu'ils soient au chomage (ce qui en prime crée des emplois dans le domaine carcéral).
« [Aux USA] le système pénal contribue directement à réguler les segments inférieurs du marché de lemploi - et ce de manière infiniment plus coercitive que tous les prélèvements sociaux et les règlements administratifs. Son effet est ici de comprimer artificiellement le niveau du chômage en soustrayant de force des millions dhommes à la population à la recherche dun emploi - et, secondairement, en faisant gonfler lemploi dans le secteur des biens et des services carcéraux. On estime ainsi que, durant la décennie 90, les prisons américaines ont enlevé deux points à lindice du chômage américain. De fait, daprès les travaux de Bruce Western et Katherine Beckett, une fois pris en compte les différentiels de taux dincarcération des deux continents, et contrairement à lidée communément admise et activement propagée par les chantres du néolibéralisme, les Etats-Unis ont affiché un taux de chômage supérieur à celui de lUnion européenne pendant dix-huit des vingt années passées »
Lire Wacquant : http://www.monde-diplomatique.fr/1998/07/WACQUANT/10652(...)