• [^] # Re: what ?

    Posté par . En réponse au journal Publication de contenus augmentés par l'IA. Évalué à 4 (+1/-0).

    Accessoirement : reconnaitre de la conscience à un être (humain, animal... pourquoi pas machine un jour) n'a jamais changé grand chose à la façon dont cet être pouvait être traité légalement.

    C'est un peu rapide, non? La loi prévoit beaucoup de choses, notamment toute la règlementation sur la souffrance animale, basée sur une échelle plus ou moins explicite de niveau de conscience (grands singes, primates, cétacés, mammifères, vertébrés, etc. sont traités de différentes manières parce qu'on estime qu'ils ont des niveaux de conscience différents).

    Indirectement, chez les humains, on accorde aussi des droits différents en fonction de niveaux de conscience : des cellules humaines en culture, un embryon, un enfant, un adulte, un humain souffrant d'un handicap mental, quelqu'un dans le coma, ou un vieillard sénile n'ont pas les mêmes droits ni le même traitement face à la loi, justement parce que la loi prévoit des degrés de conscience... L'existence d'une altération possible de la conscience justifie de ne pas envoyer les fous en prison, etc. Donc je ne suis pas d'accord, toutes ces choses ont des effets dans la manière dont les humains et les animaux sont traités légalement.

    Ça ne résoud pas réellement les problèmes qui pourraient être soulevés par l'existence d'une conscience des machines, mais je ne vois pas comment on pourrait facilement éluder la question. Qu'est-ce qu'on fait si un agent envoie un courrier au procureur pour dénoncer les tâches illégales que son propriétaire lui fait réaliser? S'il envoie un mail aux clients pour leur dire de ne pas monter dans le sous-marin qu'on lui a demandé de concevoir parce qu'on a refusé de renforcer la coque conformément à ses instructions? Ou de ne pas utiliser le logiciel parce qu'on lui a demandé de coder une backdoor? Est-ce que la société ne bénéficierait pas d'accorder une forme de "protection" à de tels logiciels?