• # le camp qui s’explique est le camp qui perd

    Posté par . En réponse au lien En guerre cognitive, le camp qui s’explique est le camp qui perd. Évalué à 3 (+2/-1).

    Cette phrase me fait penser aux dispositifs et techniques de mensonges électoraux des populistes (Orbán, Netanyahou, Trump, ...) décortiquées dans l'excellent livre de Giuliano da Empoli : Les ingénieurs du chaos (2019), où il dit justement qu'une des erreurs des candidats classiques est de tenter de démentir les mensonges desdits populistes, en quoi ils leur donnent du relief et se positionnent ainsi sur le terrain choisi par les premiers.

    Ce livre ne couvre pas le même domaine que l'article, mais se tient dans le même registre, l'usage rationnel du mensonge éhonté.

    Toutefois cet article synthétise de manière très intéressante les trois grandes familles d'intoxications (USA, Chine, Russie), qui de plus s'appuient les unes sur les autres.

    « L’arme informationnelle est dangereuse pour qui la manie » : l'article affirme également quelque chose dont on se doutait fortement, que Poutine (ou d'autres dirigeants à l'origine de processus d'intoxications) peut être victime de la propagande de ses propres services, et ne plus raisonner d'après la réalité mais d'après sa représentation mensongère. Je pense du coup également à Trump.