L'autrice semble ici plutôt critiquer la critique d'extrême-droite de l'État de droit, qui est diamétralement opposée à la critique d'extrême-gauche.
L'extrême-droite dénonce l'entrave que constitue l'État de droit au pouvoir de l'exécutif, qu'elle souhaite sans limite, alors que l'extrême-gauche dénonce la soumission (apparemment seulement excessive, mais en fait induite par construction) de la justice et du parlement au pouvoir exécutif dans les faits.
L'autrice me semble donc dénoncer avant tout une dérive autoritaire, contre laquelle l'État de droit constituerait un rempart.
Elsa Marcel critique elle aussi l'autoritarisme, là-dessus les deux autrices se rejoignent complètement, mais elle critique aussi la fiction qui consiste à dire que l'État de droit serait un rempart efficace contre cet autoritarisme, alors que la violence d'État s'exprime déjà contre les opposants et les migrants dans le cadre légal et constitutionnel actuel, et qu'au final seules les mobilisations populaires peuvent contenir la violence de l'État dans la durée.
[^] # Re: Un point de vue différent
Posté par pas_pey . En réponse au lien L'Etat de droit : un mythe ?. Évalué à 5 (+3/-0).
L'autrice semble ici plutôt critiquer la critique d'extrême-droite de l'État de droit, qui est diamétralement opposée à la critique d'extrême-gauche.
L'extrême-droite dénonce l'entrave que constitue l'État de droit au pouvoir de l'exécutif, qu'elle souhaite sans limite, alors que l'extrême-gauche dénonce la soumission (apparemment seulement excessive, mais en fait induite par construction) de la justice et du parlement au pouvoir exécutif dans les faits.
L'autrice me semble donc dénoncer avant tout une dérive autoritaire, contre laquelle l'État de droit constituerait un rempart.
Elsa Marcel critique elle aussi l'autoritarisme, là-dessus les deux autrices se rejoignent complètement, mais elle critique aussi la fiction qui consiste à dire que l'État de droit serait un rempart efficace contre cet autoritarisme, alors que la violence d'État s'exprime déjà contre les opposants et les migrants dans le cadre légal et constitutionnel actuel, et qu'au final seules les mobilisations populaires peuvent contenir la violence de l'État dans la durée.