Non mais de toutes manières, cette discussion est absurde depuis le début.
Soit tu pars sur une hypothèse de décroissance subie (à la Jancovici), auquel cas troquer une voiture contre un vélo participe à cette décroissance : c'est une dégradation de ton mode de vie que tu acceptes ou que tu es obligé de subir parce que tu n'as plus les moyens de te payer une voiture ou son essence. Dans ce cas, l'argumentation ne porte pas sur si tu as envie ou pas de te passer de voiture, puisque c'est acté, que tu aies envie ou pas, tu seras forcé. Dans ton cas, la question serait de fournir des droits particulier (par des subventions publiques ou autres) pour les gens qui n'ont pas d'alternatives.
L'alternative, c'est l'argument de l'écolo heureux qui est content de perdre en mobilité (ça rapproche les gens, ça fait moins de vroum vroum pouet pouet, etc). Là, c'est présenté comme un choix politique : ça fait du bien de faire du vélo, ton mode de vie est amélioré, etc. Cet argument du choix implique que le choix de ne pas le faire existe également. Et c'est là que ça se corse, parce que les écolos heureux sont bizarrement très très en colère contre ceux qui ne souhaitent pas faire le même choix qu'eux.
Pour être honnête, je trouve que le deuxième argument n'a aucune portée. Il revient à nier le rôle évident de la mobilité individuelle sur le bien-être personnel, social, culturel, familial, et professionnel, ce qui permet de manière artificielle d'esquiver le problème de son remplacement. Il est au profit d'une minorité (les gens aisés en bonne santé, disposant d'une situation professionnelle stable, vivant en centre ville, dans une cellule familiale stable, et sans fortes contraintes personnelles ou professionnelles) et condamne la majorité au mormonisme, à l'isolement, ou à une vie de labeur.
[^] # Re: de toute facon
Posté par arnaudus . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 2.
Non mais de toutes manières, cette discussion est absurde depuis le début.
Soit tu pars sur une hypothèse de décroissance subie (à la Jancovici), auquel cas troquer une voiture contre un vélo participe à cette décroissance : c'est une dégradation de ton mode de vie que tu acceptes ou que tu es obligé de subir parce que tu n'as plus les moyens de te payer une voiture ou son essence. Dans ce cas, l'argumentation ne porte pas sur si tu as envie ou pas de te passer de voiture, puisque c'est acté, que tu aies envie ou pas, tu seras forcé. Dans ton cas, la question serait de fournir des droits particulier (par des subventions publiques ou autres) pour les gens qui n'ont pas d'alternatives.
L'alternative, c'est l'argument de l'écolo heureux qui est content de perdre en mobilité (ça rapproche les gens, ça fait moins de vroum vroum pouet pouet, etc). Là, c'est présenté comme un choix politique : ça fait du bien de faire du vélo, ton mode de vie est amélioré, etc. Cet argument du choix implique que le choix de ne pas le faire existe également. Et c'est là que ça se corse, parce que les écolos heureux sont bizarrement très très en colère contre ceux qui ne souhaitent pas faire le même choix qu'eux.
Pour être honnête, je trouve que le deuxième argument n'a aucune portée. Il revient à nier le rôle évident de la mobilité individuelle sur le bien-être personnel, social, culturel, familial, et professionnel, ce qui permet de manière artificielle d'esquiver le problème de son remplacement. Il est au profit d'une minorité (les gens aisés en bonne santé, disposant d'une situation professionnelle stable, vivant en centre ville, dans une cellule familiale stable, et sans fortes contraintes personnelles ou professionnelles) et condamne la majorité au mormonisme, à l'isolement, ou à une vie de labeur.