En 2019 OpenAI était encore un non-profit (du moins jusqu’en mars), et l’IA un domaine niche dont presque aucun d’entre vous n’avait entendu parler, et sans aucune offre commerciale à pousser (si ma mémoire ne me trompe pas, la première offre commerciale d’OpenAI c’est GPT-3).
Il n’y avait aucune manœuvre marketing ; c’était le premier LLM capable de produire des textes tenant vaguement la route, dans un contexte politique/social où la préoccupation principale était la désinformation, y compris de la part d’adversaires géopolitiques tels que la Russie. L’annonce était extrêmement claire sur la problématique et l’intention d’OpenAI, et n’a pas utilisé de langage vague et marketing tel que « too dangerous to share », mais bel et bien des raisons spécifiques et compréhensibles dans le contexte : « Due to concerns about large language models being used to generate deceptive, biased, or abusive language at scale. [...] This decision, as well as our discussion of it, is an experiment: while we are not sure that it is the right decision today, we believe that the AI community will eventually need to tackle the issue of publication norms in a thoughtful way in certain research areas. »
Et de même aujourd’hui, le message est clair et spécifique : Opus 4.6 était capable de trouver des failles, mais rarement de les exploiter en contexte réel (passer d’un PoC à un exploit est une tâche loin d’être triviale), Mythos est capable de créer des exploits 0-day à partir de ces failles. Anthropic considère, et je ne vois personne disputer ce fait, que le secteur de la sécurité informatique n’est absolument pas préparé à la publication en accès public d’un modèle permettant ça.
[^] # Re: Je ne vois rien à reprocher
Posté par Moonz . En réponse au journal Modèle Mythos : Anthropic bluffe, en partie. Évalué à 1. Dernière modification le 14 avril 2026 à 21:27.
En 2019 OpenAI était encore un non-profit (du moins jusqu’en mars), et l’IA un domaine niche dont presque aucun d’entre vous n’avait entendu parler, et sans aucune offre commerciale à pousser (si ma mémoire ne me trompe pas, la première offre commerciale d’OpenAI c’est GPT-3).
Il n’y avait aucune manœuvre marketing ; c’était le premier LLM capable de produire des textes tenant vaguement la route, dans un contexte politique/social où la préoccupation principale était la désinformation, y compris de la part d’adversaires géopolitiques tels que la Russie. L’annonce était extrêmement claire sur la problématique et l’intention d’OpenAI, et n’a pas utilisé de langage vague et marketing tel que « too dangerous to share », mais bel et bien des raisons spécifiques et compréhensibles dans le contexte : « Due to concerns about large language models being used to generate deceptive, biased, or abusive language at scale. [...] This decision, as well as our discussion of it, is an experiment: while we are not sure that it is the right decision today, we believe that the AI community will eventually need to tackle the issue of publication norms in a thoughtful way in certain research areas. »
Et de même aujourd’hui, le message est clair et spécifique : Opus 4.6 était capable de trouver des failles, mais rarement de les exploiter en contexte réel (passer d’un PoC à un exploit est une tâche loin d’être triviale), Mythos est capable de créer des exploits 0-day à partir de ces failles. Anthropic considère, et je ne vois personne disputer ce fait, que le secteur de la sécurité informatique n’est absolument pas préparé à la publication en accès public d’un modèle permettant ça.