Pas "à ne rien foutre" mais à "faire tourner une administration qui doit gagner de l’argent dont une partie minoritaire va pour payer les devs qui auront politiquement été assez malin pour se mettre en position d’être payé"
C’est un vrai boulot.
Et je n’accuse pas, je constate.
Regarde combien était payée Holly Million et comme quoi sa valeur principale pour avoir été engagée était d’être bien connectée pour ramenener des sous (bien que n’ayant aucun expérience ni dans le libre ni dans le software).
Imagine combien de devs pourraient être payés par les sous qui partent dans le directeur exécutif, le marketing, le "outreach". Après, prend les devs payés et regardent ce qu’ils font vraiment (bon, à mon époque, c’était surtout les designers).
Après, la question est de savoir si ça se justifie : les "charities" américaines sont souvent transparentes sur le fait que pour 1€ qui a un impact dans la cause, il faut en récolter 5 ou 10. En Europe, on n’ose pas trop le dire mais, par exemple, la croix-rouge fait pareil. (les gens qui récoltent des sous pour la croix-rouge au porte à porte font partie de société spécialisées qui sont payées pour ça).
La raison de la création de Sea Shepperd par Paul Watson, un membre de l’équipe fondatrice de Greenpeace, c’est parce qu’il se plaignait que Greenpeace était devenue une organisation optimisée pour récolter de l’argent mais pas pour avoir un impact écologique. Parce que, à un moment, les deux buts vont être en opposition.
Mozilla, GNOME, the Linux Fonudation sont des organisations qui ont pour but principal de survivre, pas d’avoir un impact. L’impact est juste le marketing nécessaire pour convaincre les donateurs.
Le logiciel n’est plus au centre depuis longtemps. Lorsque tu engages comme directeur qqn qui n’a jamais fait partie d’une communauté logicielle, tu peux difficielement justifier que ta priorité, c’est le logiciel.
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: lien du lien et commentaires
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Du rififi à la Document Foundation. Évalué à 10.
Pas "à ne rien foutre" mais à "faire tourner une administration qui doit gagner de l’argent dont une partie minoritaire va pour payer les devs qui auront politiquement été assez malin pour se mettre en position d’être payé"
C’est un vrai boulot.
Et je n’accuse pas, je constate.
Regarde combien était payée Holly Million et comme quoi sa valeur principale pour avoir été engagée était d’être bien connectée pour ramenener des sous (bien que n’ayant aucun expérience ni dans le libre ni dans le software).
Imagine combien de devs pourraient être payés par les sous qui partent dans le directeur exécutif, le marketing, le "outreach". Après, prend les devs payés et regardent ce qu’ils font vraiment (bon, à mon époque, c’était surtout les designers).
Après, la question est de savoir si ça se justifie : les "charities" américaines sont souvent transparentes sur le fait que pour 1€ qui a un impact dans la cause, il faut en récolter 5 ou 10. En Europe, on n’ose pas trop le dire mais, par exemple, la croix-rouge fait pareil. (les gens qui récoltent des sous pour la croix-rouge au porte à porte font partie de société spécialisées qui sont payées pour ça).
La raison de la création de Sea Shepperd par Paul Watson, un membre de l’équipe fondatrice de Greenpeace, c’est parce qu’il se plaignait que Greenpeace était devenue une organisation optimisée pour récolter de l’argent mais pas pour avoir un impact écologique. Parce que, à un moment, les deux buts vont être en opposition.
Mozilla, GNOME, the Linux Fonudation sont des organisations qui ont pour but principal de survivre, pas d’avoir un impact. L’impact est juste le marketing nécessaire pour convaincre les donateurs.
Le logiciel n’est plus au centre depuis longtemps. Lorsque tu engages comme directeur qqn qui n’a jamais fait partie d’une communauté logicielle, tu peux difficielement justifier que ta priorité, c’est le logiciel.
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html