Déjà, je comprends pas que nombre de système demandent le genre. À quoi ça sert ? Sérieusement ? Même dans le numéro de Sécurité Sociale, le premier chiffre est le sexe attribué à la naissance, alors que le reste est parfaitement neutre de ce point de vue (c'est surtout lié au lieu de naissance, c'est un autre débat). Et encore, 1 pour les hommes, 2 pour les femmes, et le reste pour les « en cours d'immatriculation ». Et je lis sur Wikipedia que l'histoire de ce chiffre est très sulfureuse... Bref, il est parfaitement inutile pour identifier la personne. Complètement.
Dans mon entreprise, je gère un logiciel qui utilise un fournisseur d'identité via OAuth 2.0. On a trèèèès vite compris qu'utiliser l'adresse de courriel comme clé primaire, c'était pourri. Parce qu'au delà de l'identité de genre, du changement de nom, il y a également le nom d'usage (Machine époux Bidule, ou Truc épouse Chose), qui est une pratique très ancienne, et très ancrée d'ailleurs. Et les noms utilisés, et l'adresse de courriel change. Donc au final, on a utilisé l'employeeId, un truc attribué dans l'ordre d'arrivé en fonction du pays et qui ne change qu'en fonction du contrat. Et on n'a même pas besoin de savoir qui c'est. C'est très pratique.
Au final, c'est ça : utiliser des identifiants fixes qui n'ont de sens que pour le système informatique. Des UUIDs, des employeeId, ou autre, mais un truc qui ne dépend pas du choix des autres (le prénom choisi par les parents), et des parcours de chacun (changement d'identité pour protection policière, changement de sexe, etc.).
# Réflexions en vrac
Posté par Glandos . En réponse au journal Les systèmes informatiques, le RGPD, la libre circulation et les droits des personnes trans. Évalué à 4.
Déjà, je comprends pas que nombre de système demandent le genre. À quoi ça sert ? Sérieusement ? Même dans le numéro de Sécurité Sociale, le premier chiffre est le sexe attribué à la naissance, alors que le reste est parfaitement neutre de ce point de vue (c'est surtout lié au lieu de naissance, c'est un autre débat). Et encore, 1 pour les hommes, 2 pour les femmes, et le reste pour les « en cours d'immatriculation ». Et je lis sur Wikipedia que l'histoire de ce chiffre est très sulfureuse... Bref, il est parfaitement inutile pour identifier la personne. Complètement.
Dans mon entreprise, je gère un logiciel qui utilise un fournisseur d'identité via OAuth 2.0. On a trèèèès vite compris qu'utiliser l'adresse de courriel comme clé primaire, c'était pourri. Parce qu'au delà de l'identité de genre, du changement de nom, il y a également le nom d'usage (Machine époux Bidule, ou Truc épouse Chose), qui est une pratique très ancienne, et très ancrée d'ailleurs. Et les noms utilisés, et l'adresse de courriel change. Donc au final, on a utilisé l'
employeeId, un truc attribué dans l'ordre d'arrivé en fonction du pays et qui ne change qu'en fonction du contrat. Et on n'a même pas besoin de savoir qui c'est. C'est très pratique.Au final, c'est ça : utiliser des identifiants fixes qui n'ont de sens que pour le système informatique. Des UUIDs, des
employeeId, ou autre, mais un truc qui ne dépend pas du choix des autres (le prénom choisi par les parents), et des parcours de chacun (changement d'identité pour protection policière, changement de sexe, etc.).