Ce qui est terrible, c'est que la clause 7 est exactement celle de la GPLv3. Donc ça n'est pas seulement un problème avec l'AGPL, c'est un problème avec toutes les licences dérivées de la GPLv3.
Le problème de la clause 7 est qu'elle permet de dériver des licences avec des conditions particulières, ce qui fait que même quand l'auteur est de bonne foi, dire "ce logiciel est distribué sous GPLv3" ne suffit pas pour comprendre les conditions dans lesquelles il peut être utilisé ou redistribué. Les 6 items autorisés par la clause 7 sont assez obscurs, et on ne peut pas juste dire "GPLv3 avec l'item 7b" par exemple. Il faut rédiger cette clause supplémentaire soi-même (ou en concertation avec les juristes de la FSF, ce que j'ai du mal à imaginer comme une option gratuite). C'est infernal, ça met à la fois l'auteur et l'utilisateur dans une situation d'insécurité juridique : est-ce que la clause est bien rédigée, est-ce qu'on l'a bien comprise, etc.
J'imagine que l'intention des auteurs de la licence était d'éviter la dispersion et l'écriture de licences dérivées à cause d'un détail dans une clause; tous les logiciels peuvent être distribués selon des petites variantes de la GPLv3, en gardant le nom "GPLv3". Sauf que là, on voit bien à quel point c'est problématique.
[^] # Re: Non lié ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Une coalition de neuf entreprises européennes lance Euro-Office, alternative bureautique souveraine et open source. Évalué à 5.
Ce qui est terrible, c'est que la clause 7 est exactement celle de la GPLv3. Donc ça n'est pas seulement un problème avec l'AGPL, c'est un problème avec toutes les licences dérivées de la GPLv3.
Le problème de la clause 7 est qu'elle permet de dériver des licences avec des conditions particulières, ce qui fait que même quand l'auteur est de bonne foi, dire "ce logiciel est distribué sous GPLv3" ne suffit pas pour comprendre les conditions dans lesquelles il peut être utilisé ou redistribué. Les 6 items autorisés par la clause 7 sont assez obscurs, et on ne peut pas juste dire "GPLv3 avec l'item 7b" par exemple. Il faut rédiger cette clause supplémentaire soi-même (ou en concertation avec les juristes de la FSF, ce que j'ai du mal à imaginer comme une option gratuite). C'est infernal, ça met à la fois l'auteur et l'utilisateur dans une situation d'insécurité juridique : est-ce que la clause est bien rédigée, est-ce qu'on l'a bien comprise, etc.
J'imagine que l'intention des auteurs de la licence était d'éviter la dispersion et l'écriture de licences dérivées à cause d'un détail dans une clause; tous les logiciels peuvent être distribués selon des petites variantes de la GPLv3, en gardant le nom "GPLv3". Sauf que là, on voit bien à quel point c'est problématique.