Les formations sont normalement évaluées à intervalle régulier; en théorie, l'université peut (même si ça n'est pas une obligation) conditionner le renouvellement des formations à ces évaluations.
Même si des critères pédagogiques "objectifs" peuvent rentrer en jeu (qualité de la formation, nombre d'étudiants formés, nombre de demandes d'inscription reçues, taux d'emploi des étudiants à 6 mois / 2 ans, etc), j'ai l'impression en ce moment que le coût visible de la formation pour l'université (locaux et nombre d'heures de présence face aux étudiants, rémunération des intervenants exterieurs, etc) rentre de plus en plus en compte. Il n'y a plus une thune, mais la lettre de mission du président c'est que ça ne se voie pas. Il faut donc officiellement se réjouir de la situation, essayer d'attirer de plus en plus d'étudiants, et en sous-main couper les coûts; on voit bien comment les critères pédagogiques peuvent passer après... Ça explique notamment la multiplication des filières avec de l'alternance et de nombreux stages, puisque les stages c'est à la fois "gratuit" et professionnalisant, ça coche plein de cases à la fois.
Là, sans information, c'est dur de savoir si cette formation n'était pas en mode "survie" depuis plusieurs années (typiquement, si ça fait 5 ans que tu as 15 étudiants alors que tu peux en accueillir 30, ça veut dire que tu prends tous ceux qui se présentent (donc niveau hors de contrôle) et que tu fais baisser le ratio elève/prof). C'est le genre de situations où les arguments sur la contribution à une meilleure société n'ont pas beaucoup de poids...
[^] # Re: Pourquoi ?
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Non renouvellement de l’accréditation de la licence pro CoLibre pour la rentrée 2027. Évalué à 5. Dernière modification le 23 mars 2026 à 12:40.
Les formations sont normalement évaluées à intervalle régulier; en théorie, l'université peut (même si ça n'est pas une obligation) conditionner le renouvellement des formations à ces évaluations.
Même si des critères pédagogiques "objectifs" peuvent rentrer en jeu (qualité de la formation, nombre d'étudiants formés, nombre de demandes d'inscription reçues, taux d'emploi des étudiants à 6 mois / 2 ans, etc), j'ai l'impression en ce moment que le coût visible de la formation pour l'université (locaux et nombre d'heures de présence face aux étudiants, rémunération des intervenants exterieurs, etc) rentre de plus en plus en compte. Il n'y a plus une thune, mais la lettre de mission du président c'est que ça ne se voie pas. Il faut donc officiellement se réjouir de la situation, essayer d'attirer de plus en plus d'étudiants, et en sous-main couper les coûts; on voit bien comment les critères pédagogiques peuvent passer après... Ça explique notamment la multiplication des filières avec de l'alternance et de nombreux stages, puisque les stages c'est à la fois "gratuit" et professionnalisant, ça coche plein de cases à la fois.
Là, sans information, c'est dur de savoir si cette formation n'était pas en mode "survie" depuis plusieurs années (typiquement, si ça fait 5 ans que tu as 15 étudiants alors que tu peux en accueillir 30, ça veut dire que tu prends tous ceux qui se présentent (donc niveau hors de contrôle) et que tu fais baisser le ratio elève/prof). C'est le genre de situations où les arguments sur la contribution à une meilleure société n'ont pas beaucoup de poids...