• [^] # Re: Quelle reconversion ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche L’économie du logiciel est-elle morte ?. Évalué à 4.

    Les métiers accessibles existent et se cachent parfois dans des niches insoupçonnées. Dans les années 90, mon père a voulu opérer un changement radical de carrière. Il a découvert presque par hasard un métier bien payé et dans lequel on recherchait à cor et à cri des personnes correctement formées : affûteur en scierie. Un bon affûteur fait que les lames sont plus efficaces, ont besoin d'être moins souvent affûtées, cassent moins. La productivité et la rentabilité d'une scierie dépend en partie de la qualité de son affûteur. Or, à l'époque, les personnes disposant d'une bonne formation dans ce domaine étaient rares. Il a cherché un CAP d'affûteur et, à peine avait-il son diplôme en poche, qu'il a passé une annonce – une seule – dans un journal à destination des professionnels du bois. Je me souviens qu'il a reçu en quelques jours seulement 24 offres d'emploi, en métropole, en Corse, en Guyane et même une provenant du continent africain. Plus tard, j'ai eu vent d'anecdotes semblables dans certains domaines très pointus de la soudure.

    Ceci étant, ces cas de figure me semblent plutôt rares et, pour ce qui est de l'artisanat, le problème est essentiellement d'ordre financier :

    • Des métiers peuvent faire rêver, notamment dans l'artisanat d'art, mais sont-ils viables sur le plan économique ? Si j'ai déjà discuté avec des artisans d'art qui gagnent bien mieux leur vie que moi, j'en ai aussi croisé beaucoup qui tirent le diable par la queue.
    • Même si l'activité est viable, comment finance-t-on l'investissement initial, nécessaire alors que les clients ne sont pas encore là ?
    • Avant de lancer son activité, il faut se former. Comment finance-t-on la reconversion ? Le cout de la formation, mais aussi le budget nécessaire pendant cette formation, pour faire vivre sa famille ?