Lorsqu'on part d'une formation générale, scientifique ou informatique, le métier d'enseignant me semble bien plus accessible que le métier d'agriculteur, qui demande une somme de savoirs et de savoir-faire qu'imagine mal le commun des mortels.
Dans la même veine, mon beau-père était ébéniste d'art. Ce métier demande de l'habileté et de la créativité, il me semble noble. Cela le rend très attractif à mes yeux. Cerise sur le gâteau, il n'est même pas nécessaire d'avoir le bac pour l'exercer. Pour autant, si mon beau-père, qui était ébéniste d'art, a commencé à travailler alors qu'il n'avait pas encore 14 ans, il lui a fallu de longues années d'apprentissage et d'expérience avant de devenir l'ébéniste accompli et recherché qu'il était. On ne s'improvise pas plus ébéniste d'art qu'agriculteur.
Par contre, détail confortable pour un informaticien, les ciseaux et gouges qu'il utilisait à la fin de sa carrière étaient en tous points semblables à ceux qu'il utilisait au début de sa carrière. Ses outils étaient stables, seules son expérience et son savoir-faire se sont affinés au fil des ans. Quel bonheur que de ne pas connaitre la version moderne du mythe de Sisyphe qu'est le métier d'informaticien : devoir jeter ses outils sitôt ceux-ci maitrisés pour apprendre à en utiliser de nouveaux...
[^] # Re: Quelle reconversion ?
Posté par Sébastien Dinot (site web personnel) . En réponse à la dépêche L’économie du logiciel est-elle morte ?. Évalué à 9.
Lorsqu'on part d'une formation générale, scientifique ou informatique, le métier d'enseignant me semble bien plus accessible que le métier d'agriculteur, qui demande une somme de savoirs et de savoir-faire qu'imagine mal le commun des mortels.
Dans la même veine, mon beau-père était ébéniste d'art. Ce métier demande de l'habileté et de la créativité, il me semble noble. Cela le rend très attractif à mes yeux. Cerise sur le gâteau, il n'est même pas nécessaire d'avoir le bac pour l'exercer. Pour autant, si mon beau-père, qui était ébéniste d'art, a commencé à travailler alors qu'il n'avait pas encore 14 ans, il lui a fallu de longues années d'apprentissage et d'expérience avant de devenir l'ébéniste accompli et recherché qu'il était. On ne s'improvise pas plus ébéniste d'art qu'agriculteur.
Par contre, détail confortable pour un informaticien, les ciseaux et gouges qu'il utilisait à la fin de sa carrière étaient en tous points semblables à ceux qu'il utilisait au début de sa carrière. Ses outils étaient stables, seules son expérience et son savoir-faire se sont affinés au fil des ans. Quel bonheur que de ne pas connaitre la version moderne du mythe de Sisyphe qu'est le métier d'informaticien : devoir jeter ses outils sitôt ceux-ci maitrisés pour apprendre à en utiliser de nouveaux...