Au delà de préférences culturelles, on peut imaginer que la maternité (par exemple) entrainerait une attirance vers certaines activités, tout comme les muscles et l'envie de montrer sa force entraîneraient les hommes vers d'autres. Je n'affirme rien, c'est une question qui me vient souvent devant certaines activités (comme cet après midi devant des femmes s'occupant d'animaux abandonnés).
Il est difficile de déterminer la part de la biologie dans les préférences individuelles, parce qu’il n’existe pas de personnes purement biologiques dont il serait possible d’étudier les choix et les actions : toute personne est prise dans une société particulière et un milieu particulier, qui attribuent de l’importance, des valeurs et des significations à des comportements spécifiques, à certains traits physiques et moraux et pas à d’autres, et qui construisent leurs symboles et leurs catégories de pensées à partir de matériaux différents. Ainsi, montrer sa force ou faire preuve de douceur envers les enfants peut, selon les contextes sociaux, avoir de l’importance ou non dans l’élaboration de ce qu’est « une femme » ou « un homme ».
La question du choix du métier en rapport avec la biologie est encore compliquée parce que la plupart des métiers actuels n’existaient pas il y a encore quelques centaines d’années, ce qui limite la pertinence de l’étude de l’histoire et l’ethnologie pour essayer d’estimer l’éventuelle universalité de la répartition genrée de ces métiers.
J’ai conscience que mon message ne répond directement à aucune de tes deux questions, mais je tenais à indiquer que déterminer la part biologique des comportements sociaux était une affaire délicate et risquée, dans laquelle on ne prend sans doute jamais suffisamment de précautions.
[^] # Re: questions sur deux points
Posté par serol (site web personnel) . En réponse au lien « Joyeuse fête de la femme ! » : huit idées reçues sur la Journée internationale des droits des femmes. Évalué à 2.
Il est difficile de déterminer la part de la biologie dans les préférences individuelles, parce qu’il n’existe pas de personnes purement biologiques dont il serait possible d’étudier les choix et les actions : toute personne est prise dans une société particulière et un milieu particulier, qui attribuent de l’importance, des valeurs et des significations à des comportements spécifiques, à certains traits physiques et moraux et pas à d’autres, et qui construisent leurs symboles et leurs catégories de pensées à partir de matériaux différents. Ainsi, montrer sa force ou faire preuve de douceur envers les enfants peut, selon les contextes sociaux, avoir de l’importance ou non dans l’élaboration de ce qu’est « une femme » ou « un homme ».
La question du choix du métier en rapport avec la biologie est encore compliquée parce que la plupart des métiers actuels n’existaient pas il y a encore quelques centaines d’années, ce qui limite la pertinence de l’étude de l’histoire et l’ethnologie pour essayer d’estimer l’éventuelle universalité de la répartition genrée de ces métiers.
J’ai conscience que mon message ne répond directement à aucune de tes deux questions, mais je tenais à indiquer que déterminer la part biologique des comportements sociaux était une affaire délicate et risquée, dans laquelle on ne prend sans doute jamais suffisamment de précautions.