• [^] # Re: Vrais fachos ou surréaction ?

    Posté par . En réponse au journal Les "fachos", fascistes, nazis et autres intolérants sont-ils tolérés sur linuxfr.org ?. Évalué à 6.

    Il y a des « suprémacistes noirs », qui soutiennent que les personnes noires, « négroïdes » est le terme consacré, sont biologiquement supérieurs aux blancs, aux « caucasiens ». Ils ne sont pas nombreux, surtout en comparaison des suprémacistes blancs, mais leur argumentaire est loin d’être pure ineptie. En tous cas pas plus inepte que l’argumentaire des suprémacistes blancs. Peut-être même moins stupide mais c’est un avis personnel...

    Ça d’accord. Aucun intérêt d’en parler.

    Par contre, j’ai le souvenir d’un échange dans l’Assemblée Nationale, durant lequel un « facho » arguait du fait que dans une supérette de je ne sais plus quel quartier cosmopolite, le gérant de cette supérette lui avait avouer qu’il ne pouvait/voulait n’embaucher comme agent de sécurité qu’uniquement des personnes « racisées », donc pas de (削除) babtou fragile (削除ここまで) blanc. Les députés de son opposition l’avaient accusé de manière catégorique de mentir et d’inventer cette histoire de toutes pièces.
    Or c’est pourtant foncièrement vraisemblable, en tous cas pour moi, car un agent de sécurité a pour rôle (bien qu’il n’est ni plus ni moins de droits que n’importe quel citoyen), de représenter une autorité, une « fermeté » pourrait-on dire, et prendre en charge tout malotru qui ferait preuve de nuisance active. Or ça semble évident qu’en cas de malotru couleur foncée et d’agent de sécurité couleur jambon, la possibilité que l’argument d’oppression d’une minorité par l’oppresseur historique (enfin, le dernier en date pour être exact), pourrait envenimer la situation. Ce qui n’est pas souhaitable, rapport à l’attrait des chalands pour la boutique notamment.

    Souhaiter, en tant qu’employeur, vouloir ne recruter qu’un individu de telle ou telle « race », c’est indubitablement du racisme, pas le racisme qui extermine, mais le racisme qui oppresse. C’est explicitement interdit par la loi, passible de peines relativement sévères. Mais ce noble but assurément humaniste, d’interdire une pareille discrimination, ne se heurte-t-il pas à une réalité elle aussi respectable, qui assure le principe un⋅e employeur⋅euse d’employer qui iel veut ? Sans contrainte aucune, sinon sur l’âge du candidat ? Que c’est une garantie qui découle de la liberté individuelle la plus élémentaire dans un état de droit ?

    Dans la même séquence à l’AN j’ai pu observer des députés du camp du bien (la gauche, à laquelle j’appartiens !) s’offusquer avec gravité de l’emploi par le facho sus-cité du vocable « race », criant au racisme le plus crasse que démontrerait de façon univoque le simple emploi de ce terme. Une objection confondante de stupidité à mon avis, et à mon grand regret. Sachant que le mot « race » appliqué aux individus, aux citoyennes, est utilisé dans rien de moins que le premier article de notre constitution. Dont voici le contenu :

    La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

    Vous pouvez reprendre une activité nominale pour vos abdominaux.