mon besoin d'un cyberespace dans lequel je me sente à l'aise
Elle sont rares les personnes n’ayant pas besoin d’un cyberspace, et encore plus d’un « espace » physique, dans lequel elles se sentent à l’aise...
Cependant il existe une différence fondamental entre l’espace physique et le « cyberspace » (quel mot bancal je trouve...) : absolument personne n’est obligé de fréquenter le second, à fortiori de s’y exposer, même d’y participer.
C’est à mon sens un signe évident de tolérance et de bonté d’âme de vouloir et de militer pour une absence de haine, de bêtise et de totalitarisme dans les échanges sur la toile et particulièrement ici. Mais ignorer le fait que :
1) Refuser de voir une chose ne la fait pas disparaître, même pas pour soi-même en réalité...
2) Refuser qu’on vienne ici c’est souhaiter qu’on aille ailleurs.
3) Refuser l’effort d’éduquer c’est se satisfaire de l’ignorance.
me semble une voie insatisfaisante.
Prôner le rejet (jusqu’à quel point ?) de ses semblables sur une base idéologique, par posture, ou par confort émotionnel ou intellectuel, ça pourrait ressembler tout à fait à un embryon du fascisme. Ce qui n’empêche pour autant pas que ces trois refus puissent être, parfois, légitimes, voire nécessaires. Parfois.
Aspirer à n’évoluer qu’entre personnes éprouvant tous une sympathie réciproque ça relève, àmha, d’une méprise fondamentale de ce qu’est la nature de la réalité et de la psyché humaine. Car c’est refuser d’accepter que la haine et la peur sont des émotions au même titre que le sont l’amour et l’empathie. Que se croire soi-même immunisé contre l’une ou l’autre n’est qu’aveuglement intérieur.
[^] # Re: ensemble
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Les "fachos", fascistes, nazis et autres intolérants sont-ils tolérés sur linuxfr.org ?. Évalué à 5. Dernière modification le 27 février 2026 à 23:21.
Elle sont rares les personnes n’ayant pas besoin d’un cyberspace, et encore plus d’un « espace » physique, dans lequel elles se sentent à l’aise...
Cependant il existe une différence fondamental entre l’espace physique et le « cyberspace » (quel mot bancal je trouve...) : absolument personne n’est obligé de fréquenter le second, à fortiori de s’y exposer, même d’y participer.
C’est à mon sens un signe évident de tolérance et de bonté d’âme de vouloir et de militer pour une absence de haine, de bêtise et de totalitarisme dans les échanges sur la toile et particulièrement ici. Mais ignorer le fait que :
1) Refuser de voir une chose ne la fait pas disparaître, même pas pour soi-même en réalité...
2) Refuser qu’on vienne ici c’est souhaiter qu’on aille ailleurs.
3) Refuser l’effort d’éduquer c’est se satisfaire de l’ignorance.
me semble une voie insatisfaisante.
Prôner le rejet (jusqu’à quel point ?) de ses semblables sur une base idéologique, par posture, ou par confort émotionnel ou intellectuel, ça pourrait ressembler tout à fait à un embryon du fascisme. Ce qui n’empêche pour autant pas que ces trois refus puissent être, parfois, légitimes, voire nécessaires. Parfois.
Aspirer à n’évoluer qu’entre personnes éprouvant tous une sympathie réciproque ça relève, àmha, d’une méprise fondamentale de ce qu’est la nature de la réalité et de la psyché humaine. Car c’est refuser d’accepter que la haine et la peur sont des émotions au même titre que le sont l’amour et l’empathie. Que se croire soi-même immunisé contre l’une ou l’autre n’est qu’aveuglement intérieur.