J'ai lu plusieurs fois dans la littérature de la fin du XIXème au milieu du XXème les expressions "noblesse de race", "race française", "sang de race", utilisées au sens de culture française. C'était je crois pareil en Italie (voir par exemple le nationalisme de Gabriele d'Annunzio). Tandis que le racisme est exprimé autrement: le journal l'Illustration accole l'épithète "nom d'Allah" à tous les africains, y compris pendant 14-18 alors qu'ils vont mourir pour la France, les juifs sont représentés avec des nez crochus ou portent des noms reconnaissables (relisez Tintin).
Au passage, les cibles racistes ne sont pas les mêmes qu'aujourd'hui, en France italiens et portugais en font les frais (voir par exemple Nicolas Bancel et Pascal Blanchard, De l'indigène à l'immigré (1998) Paris, Gallimard), en Italie ce sont les albanais (il me semble).
Enfin l'idée de la fin de l'histoire, du sens de l'histoire, de la destinée d'une civilisation me semble de même présente à cette époque, sans rapport avec le fascisme (voir Alexandre Kojeve pour une introduction à Hegel sur ce sujet).
Bref, je m'éloigne un peu, je voulais juste remarquer avec beaucoup de précautions, que l'apparition du mot race dans une citation de Mussolini n'est pas forcément significatif au sens actuel, il faudrait le contexte et l'analyse du discours.
[^] # Re: Biais médiatique
Posté par orfenor . En réponse au lien Mort de Quentin Deranque : un deuxième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault fait partie des onze personnes en garde à vue. Évalué à 2.
J'ai lu plusieurs fois dans la littérature de la fin du XIXème au milieu du XXème les expressions "noblesse de race", "race française", "sang de race", utilisées au sens de culture française. C'était je crois pareil en Italie (voir par exemple le nationalisme de Gabriele d'Annunzio). Tandis que le racisme est exprimé autrement: le journal l'Illustration accole l'épithète "nom d'Allah" à tous les africains, y compris pendant 14-18 alors qu'ils vont mourir pour la France, les juifs sont représentés avec des nez crochus ou portent des noms reconnaissables (relisez Tintin).
Au passage, les cibles racistes ne sont pas les mêmes qu'aujourd'hui, en France italiens et portugais en font les frais (voir par exemple Nicolas Bancel et Pascal Blanchard, De l'indigène à l'immigré (1998) Paris, Gallimard), en Italie ce sont les albanais (il me semble).
Enfin l'idée de la fin de l'histoire, du sens de l'histoire, de la destinée d'une civilisation me semble de même présente à cette époque, sans rapport avec le fascisme (voir Alexandre Kojeve pour une introduction à Hegel sur ce sujet).
Bref, je m'éloigne un peu, je voulais juste remarquer avec beaucoup de précautions, que l'apparition du mot race dans une citation de Mussolini n'est pas forcément significatif au sens actuel, il faudrait le contexte et l'analyse du discours.