La preuve d'absence n'existe pas en science, sinon, prouves moi la non existence des licornes.
Rhétorique séduisante mais déconnectée du réel.
En sciences expérimentales, on ne cherche pas à démontrer l’inexistence absolue d’une entité. On teste une hypothèse opérationnelle sous des conditions définies. Si des études suffisamment puissantes ne détectent aucun effet au-delà du seuil de détection, on conclut à l’absence d’effet dans ce domaine de validité.
C’est exactement ce qui se fait pour une autorisation de mise sur le marché : on ne prouve pas une absence métaphysique de risque, on établit qu’aucun effet délétère significatif n’a été observé malgré des protocoles conçus pour les détecter. Cette preuve d'absence est une obligation réglementaire.
L’argument de la licorne est un cas d'application de la [théière de Russell], qui concerne les entités non falsifiables. Si une hypothèse est formulée de manière à ne produire aucune conséquence testable, alors elle sort du champ scientifique. La [licorne rose invisible] en est une excellente illustration.
À l’inverse, lorsqu’une hypothèse est testable, par exemple l'existence d'un lien causal entre une exposition et une maladie, des outils comme les critères de Bradford Hill permettent d’évaluer si l’accumulation de données négatives justifie de conclure à l’absence d’un effet causal mesurable. C'est alors une preuve d'absence.
En science, la "preuve d’absence" signifie donc : absence d’un phénomène détectable dans des conditions spécifiées, avec un degré de confiance proportionné à la qualité et à la puissance des tests.
[^] # Re: J'avais hésité
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 6.
Rhétorique séduisante mais déconnectée du réel.
En sciences expérimentales, on ne cherche pas à démontrer l’inexistence absolue d’une entité. On teste une hypothèse opérationnelle sous des conditions définies. Si des études suffisamment puissantes ne détectent aucun effet au-delà du seuil de détection, on conclut à l’absence d’effet dans ce domaine de validité.
C’est exactement ce qui se fait pour une autorisation de mise sur le marché : on ne prouve pas une absence métaphysique de risque, on établit qu’aucun effet délétère significatif n’a été observé malgré des protocoles conçus pour les détecter. Cette preuve d'absence est une obligation réglementaire.
L’argument de la licorne est un cas d'application de la [théière de Russell], qui concerne les entités non falsifiables. Si une hypothèse est formulée de manière à ne produire aucune conséquence testable, alors elle sort du champ scientifique. La [licorne rose invisible] en est une excellente illustration.
À l’inverse, lorsqu’une hypothèse est testable, par exemple l'existence d'un lien causal entre une exposition et une maladie, des outils comme les critères de Bradford Hill permettent d’évaluer si l’accumulation de données négatives justifie de conclure à l’absence d’un effet causal mesurable. C'est alors une preuve d'absence.
En science, la "preuve d’absence" signifie donc : absence d’un phénomène détectable dans des conditions spécifiées, avec un degré de confiance proportionné à la qualité et à la puissance des tests.