• [^] # Re: J'avais hésité

    Posté par . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 6.

    Mettre en tête de discussion une contrevérité réfutée plusieurs messages plus bas n'est pas très honnête, voire carrément manipulateur. Désolé pour l'ad hominem, ce n'est pas dans mes habitudes, mais là ça devient flagrant. Puisqu'il faut réfuter plusieurs fois le même mensonge, je me copie-colle :

    L'acétamipride a une demi vie de 17 jours max, ce n est pas persistant.

    Les demi-vies sont mesurées en laboratoire, dans des conditions contrôlées. Sur le terrain, elles varient fortement selon la température, l'humidité, l'oxygénation, la composition du sol et l’activité microbienne. Dans une mare ou dans le foie d'un mammifère, par exemple, ces conditions peuvent être très défavorables, ralentir considérablement la dégradation, et permettre une accumulation. De plus, la toxicité des métabolites doit être prise en compte. Certaines études parlent d'une demi-vie de plus d'un an dans certains milieux.

    "no conclusive evidence of higher hazards of acetamiprid compared to the previous assessment in the context of the renewal was found for genotoxicity, developmental toxicity, neurotoxicity including developmental neurotoxicity and immunotoxicity." EFSA

    C'est vrai, à ce jour, on n'a pas de telles preuves. Cela dit, un avis éclairé doit savoir gérer l'incertitude ; absence de preuve n'est pas preuve d'absence. L'EFSA manifeste d'ailleurs cette prudence, qui semble te manquer, en précisant, juste après la phrase que tu cites : "En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, une évaluation des propriétés perturbatrices endocriniennes de l'acétamipride devrait être réalisée [...]". D'autant plus que certaines études suggèrent qu'il pourrait y avoir un risque. Par exemple 1, 2, 3, 4.

    Plutôt que de répéter les mêmes contrevérités sans nuance, on pourrait avoir une discussion constructive sur le fond, non ?