• # Rien de nouveau sous le soleil

    Posté par . En réponse au journal Eric S. Raymond sur la peur (des développeurs) de l'IA. Évalué à 10.

    J'ai écrit mon premier programme en 1964, sur l'IBM 1620 qui équipait l'école d'ingénieur où j'usais mes fonds de culottes.
    Cela m'a tellement passionné que mon mémoire de fin d'étude comportait une part importante de logiciel écrit en assembler.
    À l'origine, je me dirigeais vers une carrière dans la production électrique. Mais j'ai changé d'orientation pour partir vers ce qui s'appelle maintenant logiciel embarqué. Passablement de condisciples me disaient : "tu es complètement con, dans moins de dix ans les ordinateurs se programmeront très facilement"1.

    J'ai pris ma retraite en 2004, durant mes quelque 39 ans de carrière, la phrase "la programmation, c'est fini, elle va être automatisée" sorte de façon récurrente. Et moi, durant tout ce temps, je gagnais très bien ma vie en programmant. Soyons honnête, la partie analyse du problème posé, les méthodes numériques ou les algorithmes à appliquer, occupaient plus de temps que le codage proprement dit.

    Comme quoi, l'antienne "la programmation, c'est fini", a encore un bel avenir.

    1) Au fil des réunions d'anciens, ils ont changé d'avis en comparant mes revenus et les leurs.