les défaillances subtiles (bugs rares, interactions) passent souvent inaperçues sans regard externe.
Ce que je ne sais pas, c'est à quoi les éditeurs s'engagent avec l'auto-certification. Si un commerçant arrive à éditer des fausses factures avec le binaire auto-certifié à cause d'un bug ou d'une faille, qu'est-ce que l'éditeur de logiciel libre risque? Est-ce que démontrer sa bonne foi est suffisant, ou est-ce que les devs du logiciel libre risquent une amende et une peine de prison?
Dans tous les cas, il y a une variable majeure à prendre en compte : l'administration fiscale souhaite se simplifier la vie (pour de multiples raisons, parfaitement légitimes pour certaines d'entre elles). Ce n'est pas au fisc d'auditer les logiciels de caisse, par exemple, le fisc n'en a ni les moyens, ni les compétences. Le risque, évidemment, c'est que la tatillonnerie devient gratuite pour l'État, ce qui revient à faire reposer sur le secteur privé le coût de certifications plus ou moins absurdes. C'est exactement ce dont on parle ici, puisqu'il a fallu passer par une procédure de lobbying (je ne sais pas exactement si c'est du lobbying ou de la participation citoyenne, parce que certains participants sont des entreprises) pour simplifier le système.
[^] # Re: Bravo
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 3.
Ce que je ne sais pas, c'est à quoi les éditeurs s'engagent avec l'auto-certification. Si un commerçant arrive à éditer des fausses factures avec le binaire auto-certifié à cause d'un bug ou d'une faille, qu'est-ce que l'éditeur de logiciel libre risque? Est-ce que démontrer sa bonne foi est suffisant, ou est-ce que les devs du logiciel libre risquent une amende et une peine de prison?
Dans tous les cas, il y a une variable majeure à prendre en compte : l'administration fiscale souhaite se simplifier la vie (pour de multiples raisons, parfaitement légitimes pour certaines d'entre elles). Ce n'est pas au fisc d'auditer les logiciels de caisse, par exemple, le fisc n'en a ni les moyens, ni les compétences. Le risque, évidemment, c'est que la tatillonnerie devient gratuite pour l'État, ce qui revient à faire reposer sur le secteur privé le coût de certifications plus ou moins absurdes. C'est exactement ce dont on parle ici, puisqu'il a fallu passer par une procédure de lobbying (je ne sais pas exactement si c'est du lobbying ou de la participation citoyenne, parce que certains participants sont des entreprises) pour simplifier le système.