Attention hein, je n'affirme pas que c'est comme ça que ça se passe tout le temps, c'est juste ce que je comprends du fonctionnement du fisc ou de la répression des fraudes. En tout cas, c'est certain que les inspecteurs ne sont pas informaticiens, et que l'expertise des machines (typiquement, l'identification du binaire et la comparaison avec des hash de référence) ne peuvent très probablement pas être faits sur place.
En revanche, ça pourrait compliquer considérablement ce qui fait un peu l'essence même du LL: adapter le code, développer des fonctionnalités customs.
Mais c'est ça qui est "beau" : c'est tout à fait possible. Tu peux télécharger, modifier, compiler, et même distribuer des copies du logiciel. C'est juste que tu n'as pas le droit de faire tourner ces copies modifiées sur une caisse sans que les modifications aient été auditées et certifiées—en gros, que quelqu'un d'autre que toi prenne la responsabilité de confirmer que le logiciel est conforme aux normes en vigueur (il édite les factures dans l'ordre de leur numéro, il ne permet pas de revenir en arrière, etc).
Prends par exemple un logiciel critique dans un truc embarqué (un avion, un train, etc). Le logiciel peut être libre, mais les régulateurs interdisent au propriétaire du matériel de patcher le matériel sans passer par une certification du constructeur ou d'un régulateur. C'est le même principe; le fait qu'un logiciel soit libre ou non n'interfère pas avec la nécessité que ce logiciel soit validé par un tiers pour que tu aies le droit d'en faire une utilisation encadrée par la loi.
[^] # Re: Bravo
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation. Évalué à 5.
Attention hein, je n'affirme pas que c'est comme ça que ça se passe tout le temps, c'est juste ce que je comprends du fonctionnement du fisc ou de la répression des fraudes. En tout cas, c'est certain que les inspecteurs ne sont pas informaticiens, et que l'expertise des machines (typiquement, l'identification du binaire et la comparaison avec des hash de référence) ne peuvent très probablement pas être faits sur place.
Mais c'est ça qui est "beau" : c'est tout à fait possible. Tu peux télécharger, modifier, compiler, et même distribuer des copies du logiciel. C'est juste que tu n'as pas le droit de faire tourner ces copies modifiées sur une caisse sans que les modifications aient été auditées et certifiées—en gros, que quelqu'un d'autre que toi prenne la responsabilité de confirmer que le logiciel est conforme aux normes en vigueur (il édite les factures dans l'ordre de leur numéro, il ne permet pas de revenir en arrière, etc).
Prends par exemple un logiciel critique dans un truc embarqué (un avion, un train, etc). Le logiciel peut être libre, mais les régulateurs interdisent au propriétaire du matériel de patcher le matériel sans passer par une certification du constructeur ou d'un régulateur. C'est le même principe; le fait qu'un logiciel soit libre ou non n'interfère pas avec la nécessité que ce logiciel soit validé par un tiers pour que tu aies le droit d'en faire une utilisation encadrée par la loi.