Une IA, je suis d'accord, n’est responsable de rien. C’est là que tout change.
Plutôt que de chercher à lui attribuer un statut particulier, on pourrait considérer que l’utilisateur d’une IA agit comme un chef de projet : l’IA produit des propositions, mais l’humain reste celui qui valide et qui rend des comptes.
Je trouve au contraire que ça ne change pas grand chose. Prends par exemple le cas d'une tâche dans une entreprise qui peut être exécutée à la fois par un LLM ou par un humain : envoyer une facture un peu complexe à un client. Et là, erreur sur la facture, le client se plaint, service contentieux, juristes, tout ça, donc conséquences et gros frais de tous les côtés pour finir par comprendre ce qui s'est passé et trouver une solution. Qui est responsable? C'est avant tout l'entreprise qui a fait l'erreur, ça ne change pas. Ensuite, à l'intérieur de l'entreprise qui a fait l'erreur, qui est responsable? Comme d'hab, ça ne change presque pas, il y a une chaine de responsabilités avec le chef de service. La différence, c'est que la boulette a été faite par un programme vs un humain. Mais en termes de responsabilités, ça ne change pas grand chose : en partant du principe que c'est une erreur (involontaire), l'employé peut éventuellement être sanctionné ou licencié, mais son responsable hiérarchique aussi. Dans tous les cas, l'entreprise va essayer de mettre en place des parades pour que ça ne se reproduise plus.
Donc oui, des détails vont différer, mais globalement, rien de fondamental ne change. Si le fournisseur du LLM est assez idiot pour accepter de signer un contrat où il prend une responsabilité en cas d'erreur du modèle, alors il va contribuer à dédommager l'entreprise, mais ça c'est du ressort de l'assurance, et les entreprises peuvent aussi s'assurer contre les erreurs humaines.
La situation est peut-être un peu différente pour le pénal, puisqu'on peut directement évacuer la volonté de nuire ou la négligence du LLM. Ce que je veux dire, c'est que quand un employé est à l'origine d'un évènement grave (par exemple un chauffeur de poids lourd qui dégomme un vélo...), la justice va essayer de déterminer si le chauffeur lui-même est en faute (il a picolé, il a posté "mort aux cylistes" sur les réseaux sociaux, etc), avant d'examiner la responsabilité de l'employeur; alors que pour un LLM, on passe directement à l'employeur.
[^] # Re: Merci
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Nouvelles sur l’IA de février 2026. Évalué à 3.
Je trouve au contraire que ça ne change pas grand chose. Prends par exemple le cas d'une tâche dans une entreprise qui peut être exécutée à la fois par un LLM ou par un humain : envoyer une facture un peu complexe à un client. Et là, erreur sur la facture, le client se plaint, service contentieux, juristes, tout ça, donc conséquences et gros frais de tous les côtés pour finir par comprendre ce qui s'est passé et trouver une solution. Qui est responsable? C'est avant tout l'entreprise qui a fait l'erreur, ça ne change pas. Ensuite, à l'intérieur de l'entreprise qui a fait l'erreur, qui est responsable? Comme d'hab, ça ne change presque pas, il y a une chaine de responsabilités avec le chef de service. La différence, c'est que la boulette a été faite par un programme vs un humain. Mais en termes de responsabilités, ça ne change pas grand chose : en partant du principe que c'est une erreur (involontaire), l'employé peut éventuellement être sanctionné ou licencié, mais son responsable hiérarchique aussi. Dans tous les cas, l'entreprise va essayer de mettre en place des parades pour que ça ne se reproduise plus.
Donc oui, des détails vont différer, mais globalement, rien de fondamental ne change. Si le fournisseur du LLM est assez idiot pour accepter de signer un contrat où il prend une responsabilité en cas d'erreur du modèle, alors il va contribuer à dédommager l'entreprise, mais ça c'est du ressort de l'assurance, et les entreprises peuvent aussi s'assurer contre les erreurs humaines.
La situation est peut-être un peu différente pour le pénal, puisqu'on peut directement évacuer la volonté de nuire ou la négligence du LLM. Ce que je veux dire, c'est que quand un employé est à l'origine d'un évènement grave (par exemple un chauffeur de poids lourd qui dégomme un vélo...), la justice va essayer de déterminer si le chauffeur lui-même est en faute (il a picolé, il a posté "mort aux cylistes" sur les réseaux sociaux, etc), avant d'examiner la responsabilité de l'employeur; alors que pour un LLM, on passe directement à l'employeur.