Tu seras sûrement surpris d'apprendre qu'aucun contrôle, aucune analyse, aucune permission spécifique n'est requise pour produire et commercialiser de la lessive :-) Ce n'est pas un cosmétique, ni un aliment... Ce qui intéresse l'État c'est d'abord la TVA et là j'suis en auto-entrepreneur avec régime micro et une franchise en base de TVA : je ne m'en occupe pas, je ne déclare rien (d'autre que mon CA annuel avec mes revenus).
J'ai tenu à me former un peu en chimie pour réaliser des tests de concentration (par dosage acido-basique) et m'assurer de ce que je vend, mais c'est facultatif, même dans le cahier des charges de Nature et Progrès qui est le truc le plus sérieux trouvé sur le sujet.
La lessive contient entre 1% et 1,5% de principe actif basique (hydroxyde, carbonate et phosphate de potassium d'après les anciens du forum chimie de Futura-Science). La dose c'est en moyenne 5cl par cycle, dilués dans ~50L d'eau chaude qui tourne et ça suffit encore à nettoyer le linge (donc oui, je te rejoins sur le côté pas anodin du produit). Toutefois, pendant le cycle le potentiel basique du produit s'équilibre (en réagissant avec les saletés du linge) et ce qui est envoyé pour dilution dans la fosse sceptique (~4000L ?) est déjà neutralisé en grande partie.
Dans la même veine on conseille de mettre du vinaigre dans le compartiment adoucissant de la machine pour s'assurer une neutralisation rapide de la lessive en cas de linge délicat (à éviter de mettre en machine de toutes façons : soie, laine...).
On sait donc comment ça fini. Il ne serait pas aussi simple de suivre le cycle de "vie" de chaque composé d'une lessive industrielle.
Et puis, dans tous les cas, il semble que le pire problème soit dû aux micro-plastiques, probablement ceux qui se détachent (c'est une hypothèse que j'émets) des vêtements en synthétique pendant leur lavage.
[^] # Re: Exemple de produit poussé par les fabricants
Posté par Siltaär (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal [Hors sujet] Des tablettes lave-vaisselle tout-en-un. Évalué à 8.
Tu seras sûrement surpris d'apprendre qu'aucun contrôle, aucune analyse, aucune permission spécifique n'est requise pour produire et commercialiser de la lessive :-) Ce n'est pas un cosmétique, ni un aliment... Ce qui intéresse l'État c'est d'abord la TVA et là j'suis en auto-entrepreneur avec régime micro et une franchise en base de TVA : je ne m'en occupe pas, je ne déclare rien (d'autre que mon CA annuel avec mes revenus).
J'ai tenu à me former un peu en chimie pour réaliser des tests de concentration (par dosage acido-basique) et m'assurer de ce que je vend, mais c'est facultatif, même dans le cahier des charges de Nature et Progrès qui est le truc le plus sérieux trouvé sur le sujet.
La lessive contient entre 1% et 1,5% de principe actif basique (hydroxyde, carbonate et phosphate de potassium d'après les anciens du forum chimie de Futura-Science). La dose c'est en moyenne 5cl par cycle, dilués dans ~50L d'eau chaude qui tourne et ça suffit encore à nettoyer le linge (donc oui, je te rejoins sur le côté pas anodin du produit). Toutefois, pendant le cycle le potentiel basique du produit s'équilibre (en réagissant avec les saletés du linge) et ce qui est envoyé pour dilution dans la fosse sceptique (~4000L ?) est déjà neutralisé en grande partie.
Dans la même veine on conseille de mettre du vinaigre dans le compartiment adoucissant de la machine pour s'assurer une neutralisation rapide de la lessive en cas de linge délicat (à éviter de mettre en machine de toutes façons : soie, laine...).
On sait donc comment ça fini. Il ne serait pas aussi simple de suivre le cycle de "vie" de chaque composé d'une lessive industrielle.
Et puis, dans tous les cas, il semble que le pire problème soit dû aux micro-plastiques, probablement ceux qui se détachent (c'est une hypothèse que j'émets) des vêtements en synthétique pendant leur lavage.
La liberté ne s'use que si on ne s'en sert pas.