Quelque chose m'échappe... Pourquoi l'UFC nous re-balance du procés à l'américaine entre trois particuliers et des supers multi-nationales, sachant qu'on va y gagner quatre clopinettes ?
Pourquoi ils ne décident pas de défendre les consommateurs comme pour les OGM ? En exigeant un étiquetage franc et massif
Parce que l'étiquetage n'empêchera pas que dans deux ou trois ans la majorité des CDs mis sur le commerce seront protégés ; et que le critère de choix dominant pour la plupart des consommateurs restera l'oeuvre achetée, pas les stickers "nuit à la santé des dalmatiens de petite taille" : donc le boycott aura un impact mineur. Le caractère "OGM" d'un aliment induit des doutes sur sa qualité, du moins dans l'esprit du consommateur moyen ; le caractère "disque protégé" ne donne aucun indice sur la qualité de l'oeuvre elle-même : l'analogie est mauvaise.
C'est pour ça, je pense, que l'UFC cherche à décourager l'industrie de passer à la vitesse supérieure. Et aussi, probablement, pour mettre en place une jurisprudence permettant de discuter le truc avec des arguments solides - pour le jour où des ministres ou députés auront la curieuse idée d'écouter les arguments des associations de consommateurs.
[^] # Re: L'UFC-Que Choisir passe à l'action contre les CD protégés.
Posté par Moby-Dik . En réponse à la dépêche L'UFC-Que Choisir passe à l'action contre les CD protégés.. Évalué à 3.
Pourquoi ils ne décident pas de défendre les consommateurs comme pour les OGM ? En exigeant un étiquetage franc et massif
Parce que l'étiquetage n'empêchera pas que dans deux ou trois ans la majorité des CDs mis sur le commerce seront protégés ; et que le critère de choix dominant pour la plupart des consommateurs restera l'oeuvre achetée, pas les stickers "nuit à la santé des dalmatiens de petite taille" : donc le boycott aura un impact mineur. Le caractère "OGM" d'un aliment induit des doutes sur sa qualité, du moins dans l'esprit du consommateur moyen ; le caractère "disque protégé" ne donne aucun indice sur la qualité de l'oeuvre elle-même : l'analogie est mauvaise.
C'est pour ça, je pense, que l'UFC cherche à décourager l'industrie de passer à la vitesse supérieure. Et aussi, probablement, pour mettre en place une jurisprudence permettant de discuter le truc avec des arguments solides - pour le jour où des ministres ou députés auront la curieuse idée d'écouter les arguments des associations de consommateurs.