Je tente une clarification, bien que je n'y connaisse pas grand chose.
Ce n'est pas parce que le taux de change d'une monnaie par rapport à une autre est élevé que la monnaie est forte. Ce n'est pas parce que pour acheter 1 euro, il faut 1.22 dollars que le dollar est une monnaie faible par rapport à l'euro. La "force" d'une monnaie s'apprecie à la lumière de la situation économique et budgetaire de le zone, et également dans la quantité des réserves (or, bons du Trésor américains) de la banque centrale. L'avantage d'une monnaie forte, basée sur des réserves importante, est la stabilité de son cours (si on fait jouer la planche à billet pour produire plus de devises qu'il n'y a de réserves, c'est la dévalution assurée...) et sa résistance aux attaques spéculatives (la crise asiatique de 1997 est notamment due aux attaques spéculatives sur la monnaie coréenne, puis sur les autres de la zone).
Ensuite, une monnaie dont le taux de change baisse favorise les exportations et limite les importations. Le résultat attendu est la relance de l'économie, les produits fabriqués dans le pays deviennent plus compétitifs.
Mais, comme conséquence: entrainement potentiel des partenaires commerciaux dans la crise, risques d'inflation.
Un taux de change plus élevé, controlé par des taux d'intérets plus élevé, limite de tels risques d'inflation, notamment en cas, comme en France et en Allemagne d'augmentation des déficits budgetaires.
Bon, tout cela est bien schématique, il y a certainement plein d'erreurs...
[^] # Re: Résultats annuels de MandrakeSoft publiés
Posté par Laurent Simon . En réponse à la dépêche Résultats annuels de MandrakeSoft publiés. Évalué à 2.
Ce n'est pas parce que le taux de change d'une monnaie par rapport à une autre est élevé que la monnaie est forte. Ce n'est pas parce que pour acheter 1 euro, il faut 1.22 dollars que le dollar est une monnaie faible par rapport à l'euro. La "force" d'une monnaie s'apprecie à la lumière de la situation économique et budgetaire de le zone, et également dans la quantité des réserves (or, bons du Trésor américains) de la banque centrale. L'avantage d'une monnaie forte, basée sur des réserves importante, est la stabilité de son cours (si on fait jouer la planche à billet pour produire plus de devises qu'il n'y a de réserves, c'est la dévalution assurée...) et sa résistance aux attaques spéculatives (la crise asiatique de 1997 est notamment due aux attaques spéculatives sur la monnaie coréenne, puis sur les autres de la zone).
Ensuite, une monnaie dont le taux de change baisse favorise les exportations et limite les importations. Le résultat attendu est la relance de l'économie, les produits fabriqués dans le pays deviennent plus compétitifs.
Mais, comme conséquence: entrainement potentiel des partenaires commerciaux dans la crise, risques d'inflation.
Un taux de change plus élevé, controlé par des taux d'intérets plus élevé, limite de tels risques d'inflation, notamment en cas, comme en France et en Allemagne d'augmentation des déficits budgetaires.
Bon, tout cela est bien schématique, il y a certainement plein d'erreurs...