C'est en partie vrai, mais ce n'est pas si simple. C'est aussi un outil permettant de communiquer et de fédérer très rapidement. Le mouvement des gilets jaunes par exemple ne se serait probablement jamais développé, à cette ampleur et à cette vitesse, sans les réseaux sociaux.
C'est probablement une question de tournure d'esprit, mais j'ai tendance à considérer que les Gilets jaunes se sont développés en dépit des réseaux sociaux.
Parce que la profonde division de la société perdure et qu'un partie importante de la population est globalement ignorée et que le malaise ne cesse de grandir. Ce qui s'est finalement transformé en crise institutionnelle aux conséquences encore incertaines.
Mais si tu prends Mai 68 (qui est un peu le miroir inverse des GJ si l'on observe la sociologie des deux mouvements face à l'idéologie des gens au pouvoir), il n'y a pas eu besoin des réseaux sociaux pour étendre le mouvement à l'échelle du pays.
Il y a probablement d'innombrables mouvements contestataires partant de l'invention de l'imprimerie à aujourd'hui qui pourraient être énumérés à une époque où les réseaux sociaux n'existaient pas (il n'y a qu'à voir l'histoire de France de 1788-89 aux trois glorieuses).
A partir du moment où il y a un décalage trop important entre le pouvoir et son peuple, c'est inévitable. En particulier si le peuple est à peu près unitaire culturellement mais aussi socialement.
Et là il semble que la contestation en Iran soit assez générale d'après ce que l'on en dit, ce qui singularise le mouvement actuel comparativement au manifestations précédentes qui étaient principalement citadines et étudiantes.
Peut être que la crise économique/sécheresse/inflation en Iran a fini par créer une forme d'union...
On a pu dire la même chose à peu près à toutes les époques 😉
Mouais, j'ai quand même l'impression que quelque chose de nouveaux émerge.
Un monde post-national, basé sur le commerce sans frontière a semblé émerger après la chute du communisme. J'ai l'impression que nous vivons en ce moment le mouvement inverse, la réaffirmation des souveraineté avec plus de pragmatisme et moins d'idéologie.
[^] # Re: Très con
Posté par Florian.J . En réponse au lien Répression des manifestations en Iran: coupure généralisée internet, "Des gens meurent dans le noir". Évalué à -1. Dernière modification le 11 janvier 2026 à 16:34.
C'est probablement une question de tournure d'esprit, mais j'ai tendance à considérer que les Gilets jaunes se sont développés en dépit des réseaux sociaux.
Parce que la profonde division de la société perdure et qu'un partie importante de la population est globalement ignorée et que le malaise ne cesse de grandir. Ce qui s'est finalement transformé en crise institutionnelle aux conséquences encore incertaines.
Mais si tu prends Mai 68 (qui est un peu le miroir inverse des GJ si l'on observe la sociologie des deux mouvements face à l'idéologie des gens au pouvoir), il n'y a pas eu besoin des réseaux sociaux pour étendre le mouvement à l'échelle du pays.
Il y a probablement d'innombrables mouvements contestataires partant de l'invention de l'imprimerie à aujourd'hui qui pourraient être énumérés à une époque où les réseaux sociaux n'existaient pas (il n'y a qu'à voir l'histoire de France de 1788-89 aux trois glorieuses).
A partir du moment où il y a un décalage trop important entre le pouvoir et son peuple, c'est inévitable. En particulier si le peuple est à peu près unitaire culturellement mais aussi socialement.
Et là il semble que la contestation en Iran soit assez générale d'après ce que l'on en dit, ce qui singularise le mouvement actuel comparativement au manifestations précédentes qui étaient principalement citadines et étudiantes.
Peut être que la crise économique/sécheresse/inflation en Iran a fini par créer une forme d'union...
Mouais, j'ai quand même l'impression que quelque chose de nouveaux émerge.
Un monde post-national, basé sur le commerce sans frontière a semblé émerger après la chute du communisme. J'ai l'impression que nous vivons en ce moment le mouvement inverse, la réaffirmation des souveraineté avec plus de pragmatisme et moins d'idéologie.