LinuxFR n’est pas l’État, ça n’est pas à ses membres ou à ses administrateurs de décider ce qui est légal ou non.
Par contre, c’est les administrateurs qui décident ce qui est acceptable, ou non, sur la plateforme. L’argument de la légalité n’est qu’un indicateur parmi d’autres, et permet surtout de déterminer ce qui doit être refusé immédiatement.
On sait très bien que « laisser dire, ne rien faire » ne fonctionne pas ; de même que tolérer les « cas limites ». Les personnes qui soutiennent des idéologies pourries savent très bien jouer avec ces limites ; Tanouky en est la preuve vivante, il le fait depuis plus de 12 ans. C’est un phénomène étudié et documenté dans la littérature scientifique.
Une solution simple et efficace, c’est d’appliquer la règle suivante : « Quand il y a un doute, il n’y a pas de doute » ; c’est-à-dire que si on soupçonne quelqu’un de jouer avec une limite, alors on le recadre de façon à obtenir un propos clair, et tant que cette clarté est absente, la limite est considérée comme dépassée. C’est une règle simple à mettre en place et qui ne nécessite qu’un peu de courage dans ses décisions. Et c’est beaucoup plus rapide à gérer que danser des claquettes pour tenter de justifier de ne rien faire.
« Laisser dire, ne rien faire » c’était peut-être valable au début de la vie du site, quand Le Pen au 2ème tour provoquait des manifestations massives dans la rue et perdait avec moins de 20 % des voix, quand les USA étaient des alliés sûrs, quand la Russie essayait de survivre et quand la Chine traitait sa pauvreté. Mais maintenant on est dans un monde où l’extrême-droite est aux portes du pouvoir (voir y est dans plusieurs pays de l’UE), où les USA sont un ennemi de l’OTAN, où l’intolérance institutionnelle atteint des sommets et où la police de l’immigration US tue ses propres citoyens (nouveau jour, nouvelles dingueries). Croire que « laisser dire, ne rien faire » sur une plateforme dont on décide des règles est, au mieux, extrêmement naïf, au pire une volonté consciente et assumée de laisser un espace de (semi-)liberté aux propos atroces. Décider de rien faire face à l’intolérance, dans l’état actuel du monde, c’est faire partie du problème – un proverbe attribué à l’Allemagne dit : « Si 9 personnes s'assoient à une table avec 1 nazi sans protester, il y a 10 nazis à la table » ; c’est de ce genre de chose dont je parle. Et à choisir, je préfère encore avoir en face des gens qui ont le courage de leurs opinions – au moins on sait à quoi s’en tenir –, plutôt que des faibles qui jouent avec les limites ou qui pondent logorrhées pour se convaincre que leur non-choix est une bonne décision.
Concernant la liberté d’expression : je suis pour. Mais rien, dans aucun concept de « liberté d’expression », n’implique jamais que quiconque doive accepter d’écouter ou d’héberger de tels propos. Que les gens qui ont des propos haineux à tenir le fassent, mais sur des plateformes qu’ils gèrent eux – et ensuite qu’ils se débrouillent avec les conséquences de ces propos face à la justice.
[^] # Re: ???
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Une hacktiviste supprime en direct des sites web suprémacistes blancs [trad. de l'allemand]. Évalué à 10.
Le problème ici est résumable au paradoxe de la tolérance.
LinuxFR n’est pas l’État, ça n’est pas à ses membres ou à ses administrateurs de décider ce qui est légal ou non.
Par contre, c’est les administrateurs qui décident ce qui est acceptable, ou non, sur la plateforme. L’argument de la légalité n’est qu’un indicateur parmi d’autres, et permet surtout de déterminer ce qui doit être refusé immédiatement.
On sait très bien que « laisser dire, ne rien faire » ne fonctionne pas ; de même que tolérer les « cas limites ». Les personnes qui soutiennent des idéologies pourries savent très bien jouer avec ces limites ; Tanouky en est la preuve vivante, il le fait depuis plus de 12 ans. C’est un phénomène étudié et documenté dans la littérature scientifique.
Une solution simple et efficace, c’est d’appliquer la règle suivante : « Quand il y a un doute, il n’y a pas de doute » ; c’est-à-dire que si on soupçonne quelqu’un de jouer avec une limite, alors on le recadre de façon à obtenir un propos clair, et tant que cette clarté est absente, la limite est considérée comme dépassée. C’est une règle simple à mettre en place et qui ne nécessite qu’un peu de courage dans ses décisions. Et c’est beaucoup plus rapide à gérer que danser des claquettes pour tenter de justifier de ne rien faire.
« Laisser dire, ne rien faire » c’était peut-être valable au début de la vie du site, quand Le Pen au 2ème tour provoquait des manifestations massives dans la rue et perdait avec moins de 20 % des voix, quand les USA étaient des alliés sûrs, quand la Russie essayait de survivre et quand la Chine traitait sa pauvreté. Mais maintenant on est dans un monde où l’extrême-droite est aux portes du pouvoir (voir y est dans plusieurs pays de l’UE), où les USA sont un ennemi de l’OTAN, où l’intolérance institutionnelle atteint des sommets et où la police de l’immigration US tue ses propres citoyens (nouveau jour, nouvelles dingueries). Croire que « laisser dire, ne rien faire » sur une plateforme dont on décide des règles est, au mieux, extrêmement naïf, au pire une volonté consciente et assumée de laisser un espace de (semi-)liberté aux propos atroces. Décider de rien faire face à l’intolérance, dans l’état actuel du monde, c’est faire partie du problème – un proverbe attribué à l’Allemagne dit : « Si 9 personnes s'assoient à une table avec 1 nazi sans protester, il y a 10 nazis à la table » ; c’est de ce genre de chose dont je parle. Et à choisir, je préfère encore avoir en face des gens qui ont le courage de leurs opinions – au moins on sait à quoi s’en tenir –, plutôt que des faibles qui jouent avec les limites ou qui pondent logorrhées pour se convaincre que leur non-choix est une bonne décision.
Concernant la liberté d’expression : je suis pour. Mais rien, dans aucun concept de « liberté d’expression », n’implique jamais que quiconque doive accepter d’écouter ou d’héberger de tels propos. Que les gens qui ont des propos haineux à tenir le fassent, mais sur des plateformes qu’ils gèrent eux – et ensuite qu’ils se débrouillent avec les conséquences de ces propos face à la justice.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com