• [^] # Re: Contre information

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Plus de filles en filières scientifiques: "Non, les maths, ce n'est pas que pour les garçons" . Évalué à 4. Dernière modification le 01 janvier 2026 à 09:09.

    J'ai essayé d'interpréter ton message le plus charitablement possible, même s'il n'est pas clair pour moi que tu cherches à entrer en dialogue et pas seulement à te faire moinsser.
    Je n'arrive pas à savoir comment s'expliquent, dans ton modèle, les proportions différentes de genre dans les métiers, à niveau d'études comparables. 70 % de femmes chez les pédiatres, 10 % de femmes chez les ingénieurs en électronique : c'est la diffusion de l'idée "être une femme c'est bien suffisant" qui explique cela, ou des différences d' "investissements" (je n'ai pas non plus compris qui devait investir quoi et comment, ça mériterait aussi une clarification) ?

    Sinon, plus simplement, on peut sans doute en grande partie expliquer ces différences de répartition par des différences de représentations que se font les personnes : représentations des compétences et des qualités associées à chaque genre et à chaque métier, représentations des disciplines académiques étant plus ou moins adaptées à chaque genre, etc. Le commentaire de Madeiros pointait vers quelque chose de largement documenté : oui, à niveau pourtant égal les petites filles se considèrent moins bonnes en maths que les petits garçons, oui les jeunes femmes délaissent les écoles d'ingénieurs parce qu'elles estiment majoritairement ces études et les métiers auxquels elles mènent comme "pas faits pour elles".

    Si l'on souhaite changer la répartition genrée de certains métiers, il faut donc travailler à changer les représentations sur les aspects genrés des métiers, des disciplines, des compétences, des qualités, etc. ("Investir" dans les changements de représentation, en quelque sorte).
    Bien sûr, on peut aussi souhaiter que cette répartition genrée ne change pas (pour des raisons de fidélité à un usage ou à une tradition, des raisons religieuses, des raisons d'avantages matériels et symboliques que confèrent aux hommes l'inégale répartition des hommes et des femmes dans les différents métiers), mais dans ce cas il vaudrait peut-être mieux le dire clairement.