Ça fait longtemps que je (me) suis persuadé qu'il est possible de passer outre les grandes fourches du Capitalisme. Simplement, il ne faut rien attendre d'un « grand soir », j'ai d'ailleurs découvert que cette expression est à l'origine une moquerie de nos chers dominants.
Je crois donc à la percolation, à la sécession douce : ça prendra le temps qu'il faudra, mais lentement, pour peu de continuer à les laisser infuser gentiment, certaines idées, certains concepts finiront par « contaminer » toute la société. Et l'idée de communs est de celles-là.
Attention : rien à voir avec le (catastrophique) colibrisme. Bien au contraire ! C'est juste bien se rendre compte que les dominants bataillent depuis 70 ans contre les acquis de la mise en place de la Sécu, ils ne vont pas facilement lâcher prise.
Pour autant, je pense qu'il existe des points aveugles dans leur stratégie, des impensés. Il nous « suffit » de profiter de ces angles morts, je dirais même il faut rester dans l'angle mort. Nous avons désormais à portée des outils d'émancipation incroyables qui nous permettent cette sécession douce : la production locale d'énergie(1) et le déploiement d'outils collaboratifs décentralisés(2) peuvent amorcer la mise en place d'un mouvement de fond d'autant plus difficile à combattre pour nos cher dominants qu'il est non seulement dispersé, mais qu'il occupe des niches qui ne les intéressent pas : le local, le durable, le réemploi, la solidarité, la culture, l'éducation populaire.
Cela fait des siècles que les dominants s'accaparent les communs. À nous de les récupérer petit à petit.
(1) - par exemple la combinaison ENR + batterie + véhicule électrique permet une autonomie jamais connue auparavant (sans devoir en revenir « à la bougie »). Combiné au low-tech, ça ouvre des possibilités immenses.
(2) - comme le propose par exemple Framasoft et les CHATONS.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »
[^] # Re: Nourrir la bête, ou le technoféodalisme
Posté par PhRæD . En réponse au lien Korben sur l'enshittification++. Évalué à 2.
Ça fait longtemps que je (me) suis persuadé qu'il est possible de passer outre les grandes fourches du Capitalisme. Simplement, il ne faut rien attendre d'un « grand soir », j'ai d'ailleurs découvert que cette expression est à l'origine une moquerie de nos chers dominants.
Je crois donc à la percolation, à la sécession douce : ça prendra le temps qu'il faudra, mais lentement, pour peu de continuer à les laisser infuser gentiment, certaines idées, certains concepts finiront par « contaminer » toute la société. Et l'idée de communs est de celles-là.
Attention : rien à voir avec le (catastrophique) colibrisme. Bien au contraire ! C'est juste bien se rendre compte que les dominants bataillent depuis 70 ans contre les acquis de la mise en place de la Sécu, ils ne vont pas facilement lâcher prise.
Pour autant, je pense qu'il existe des points aveugles dans leur stratégie, des impensés. Il nous « suffit » de profiter de ces angles morts, je dirais même il faut rester dans l'angle mort. Nous avons désormais à portée des outils d'émancipation incroyables qui nous permettent cette sécession douce : la production locale d'énergie(1) et le déploiement d'outils collaboratifs décentralisés(2) peuvent amorcer la mise en place d'un mouvement de fond d'autant plus difficile à combattre pour nos cher dominants qu'il est non seulement dispersé, mais qu'il occupe des niches qui ne les intéressent pas : le local, le durable, le réemploi, la solidarité, la culture, l'éducation populaire.
Cela fait des siècles que les dominants s'accaparent les communs. À nous de les récupérer petit à petit.
(1) - par exemple la combinaison ENR + batterie + véhicule électrique permet une autonomie jamais connue auparavant (sans devoir en revenir « à la bougie »). Combiné au low-tech, ça ouvre des possibilités immenses.
(2) - comme le propose par exemple Framasoft et les CHATONS.
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »