Il est peut-être relativement aisé de dessiner les plans d'un processeur RSIC de moyenne puissance, comme ce qui a été fait pour les LEON et ce qui se passe pour F-CPU.
Mais les CPU de dernière génération comme les Pentium4, Opteron, Power4, Itanium,... sont extrèmement complexes.
Les unités d'exécution sont encore faciles à faire, car ce sont des éléments bien connus. mais la difficulté est pour tout ce qui est avant: toute la gestion du flux d'instructions envoyées aux unités de traitement: parallelisation du code, inversion de l'ordre des instructions, prédiction de branchement, hardware-prefetch...
Et sans tout ça, on arriverait jamais aux niveaux de puissance atteinds actuellement.
Sans compter que c'est bien d'avoir des modèles VHDL, mais ce n'est que la moitié du chemin. Il faut encore l'implémenter...
Les Pentium4 tournent à 3Ghz car ils sont hyper optimisés pour le process sur lequel ils sont fabriqués. Et les parties critiques ne sont même pas synthétisées à partir de VHDL mais réalisées à la main...
Je vois mal comment on peut arriver à ce niveau dans un système de hardware libre. Bien que ça me semble tout à fait faisable pour des systèmes plus simples.
[^] # Re: La longue marche vers le hardware libre
Posté par deltaden . En réponse à la dépêche La longue marche vers le hardware libre. Évalué à 1.
Mais les CPU de dernière génération comme les Pentium4, Opteron, Power4, Itanium,... sont extrèmement complexes.
Les unités d'exécution sont encore faciles à faire, car ce sont des éléments bien connus. mais la difficulté est pour tout ce qui est avant: toute la gestion du flux d'instructions envoyées aux unités de traitement: parallelisation du code, inversion de l'ordre des instructions, prédiction de branchement, hardware-prefetch...
Et sans tout ça, on arriverait jamais aux niveaux de puissance atteinds actuellement.
Sans compter que c'est bien d'avoir des modèles VHDL, mais ce n'est que la moitié du chemin. Il faut encore l'implémenter...
Les Pentium4 tournent à 3Ghz car ils sont hyper optimisés pour le process sur lequel ils sont fabriqués. Et les parties critiques ne sont même pas synthétisées à partir de VHDL mais réalisées à la main...
Je vois mal comment on peut arriver à ce niveau dans un système de hardware libre. Bien que ça me semble tout à fait faisable pour des systèmes plus simples.