On ne parle pas, mais alors pas du tout du même phénomène.
Dans l'exemple que tu cites, une grande quantité de graisse (mais ça pourrait être n'importe quelle matière organique) a été déversée ponctuellement. Elle a été consommée par les bactéries de l'eau, ce qui est, au passage, la définition de la biodégradation. Problème : le catabolisme des graisses nécessite de l'oxygène. Les bactéries ont donc épuisé l'oxygène dissout, ce qui est aggravé par le fait que l'oxygène est en fait assez peu soluble dans l'eau (c'est la raison pour laquelle nous avons de l'hémoglobine). Donc tous les animaux à branchies en aval (notamment les poissons, et plus spécifiquement les plus gros, car ce sont ceux qui ont le plus de besoins métaboliques) ont manqué d'oxygène et sont morts.
Dans le cas du plongeur, on parle de quelques grammes dilués dans un océan. Aucune chance que la biodégradation de ces quelques grammes de graisse aillent épuiser l'oxygène. Ils vont modifier très marginalement et très ponctuellement la concentration en oxygène dissout, de manière probablement imperceptible.
On parle donc ici d'une pollution fortement non linéaire, avec un effet de seuil assez marqué. Là ou 1g de plastique ou de mercure s'accumulera, et s'ajoutera à un autre gramme de la même substance, 1g de suif aura probablement un effet nul, alors qu'une tonne de graisse aura un effet non négligeable.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Ça et autre chose
Posté par Liorel . En réponse au journal L'IA va-t-elle tuer les réseaux sociaux ?. Évalué à 10.
On ne parle pas, mais alors pas du tout du même phénomène.
Dans l'exemple que tu cites, une grande quantité de graisse (mais ça pourrait être n'importe quelle matière organique) a été déversée ponctuellement. Elle a été consommée par les bactéries de l'eau, ce qui est, au passage, la définition de la biodégradation. Problème : le catabolisme des graisses nécessite de l'oxygène. Les bactéries ont donc épuisé l'oxygène dissout, ce qui est aggravé par le fait que l'oxygène est en fait assez peu soluble dans l'eau (c'est la raison pour laquelle nous avons de l'hémoglobine). Donc tous les animaux à branchies en aval (notamment les poissons, et plus spécifiquement les plus gros, car ce sont ceux qui ont le plus de besoins métaboliques) ont manqué d'oxygène et sont morts.
Dans le cas du plongeur, on parle de quelques grammes dilués dans un océan. Aucune chance que la biodégradation de ces quelques grammes de graisse aillent épuiser l'oxygène. Ils vont modifier très marginalement et très ponctuellement la concentration en oxygène dissout, de manière probablement imperceptible.
On parle donc ici d'une pollution fortement non linéaire, avec un effet de seuil assez marqué. Là ou 1g de plastique ou de mercure s'accumulera, et s'ajoutera à un autre gramme de la même substance, 1g de suif aura probablement un effet nul, alors qu'une tonne de graisse aura un effet non négligeable.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.