Nos aînés sont malheureusement les plus gros pourvoyeurs de fake news du net.
Je fais partie desdits aînés (j'approche petit à petit de la soixantaine) et je suis d'accord, mais je voudrais apporter un complément. C'est un point de vue, certes subjectif, mais basé sur mon expérience (*).
Je crois que le problème n'est pas tellement l'âge, mais le fait que les technologies en général ont évolué bien plus vite que leurs utilisateurs n'ont pu les appréhender et que le contexte d'apprentissage, bien plus que les capacités, est déterminant dans les modes d'utilisation.
Là ou presque tous les conducteurs pouvaient comprendre le fonctionnement d'un moteur de voiture il y a 50 ans, il faut maintenant être expert pour faire face à une panne. Idem avec l'électronique : j'ai vu mon père (dont ce n'était pas le métier) réparer des télévisions à l'époque du tube cathodique et le la TV analogique, je ne crois plus que ce soit possible pour un amateur à l'heure actuelle.
Mais en parallèle, toutes ces technologies ont imposé leur usage au grand public, non-spécialiste donc. Elles se sont complexifiées à un niveau que seuls les passionnés peuvent comprendre, mais leur utilisation est devenue un passage obligé. Le grand public utilise donc des choses qu'il ne comprend pas.
Il en est de même avec la production de contenu, pour en revenir aux aînés pourvoyeurs de fake news : il faut comprendre que nous n'avons pas grandi avec les codes du numérique et surtout, que nous faisons partie d'une génération dans laquelle la confiance est grande en l'écrit, qui est vu souvent comme faisant autorité. Les natifs numériques ont appris à se méfier d'entrée de jeu, car ils ont grandi dès le départ dans un monde où ce n'était déjà plus vrai. C'est à cela que je voulais faire allusion en parlant de contexte d'apprentissage.
(*) C'est le nom qu'on donne au fait d'être jeune depuis plus longtemps que la moyenne ;-)
[^] # Re: l'IA, le piège fatal pour nos aînés
Posté par Serge Julien . En réponse au lien Un quart des Français.e.s visitent les sites d’infos générées par IA recommandés par Google. Évalué à 4. Dernière modification le 22 décembre 2025 à 17:13.
Je fais partie desdits aînés (j'approche petit à petit de la soixantaine) et je suis d'accord, mais je voudrais apporter un complément. C'est un point de vue, certes subjectif, mais basé sur mon expérience (*).
Je crois que le problème n'est pas tellement l'âge, mais le fait que les technologies en général ont évolué bien plus vite que leurs utilisateurs n'ont pu les appréhender et que le contexte d'apprentissage, bien plus que les capacités, est déterminant dans les modes d'utilisation.
Là ou presque tous les conducteurs pouvaient comprendre le fonctionnement d'un moteur de voiture il y a 50 ans, il faut maintenant être expert pour faire face à une panne. Idem avec l'électronique : j'ai vu mon père (dont ce n'était pas le métier) réparer des télévisions à l'époque du tube cathodique et le la TV analogique, je ne crois plus que ce soit possible pour un amateur à l'heure actuelle.
Mais en parallèle, toutes ces technologies ont imposé leur usage au grand public, non-spécialiste donc. Elles se sont complexifiées à un niveau que seuls les passionnés peuvent comprendre, mais leur utilisation est devenue un passage obligé. Le grand public utilise donc des choses qu'il ne comprend pas.
Il en est de même avec la production de contenu, pour en revenir aux aînés pourvoyeurs de fake news : il faut comprendre que nous n'avons pas grandi avec les codes du numérique et surtout, que nous faisons partie d'une génération dans laquelle la confiance est grande en l'écrit, qui est vu souvent comme faisant autorité. Les natifs numériques ont appris à se méfier d'entrée de jeu, car ils ont grandi dès le départ dans un monde où ce n'était déjà plus vrai. C'est à cela que je voulais faire allusion en parlant de contexte d'apprentissage.
(*) C'est le nom qu'on donne au fait d'être jeune depuis plus longtemps que la moyenne ;-)