Il y a un excellent livre d'André Gorz, Misère du présent, richesse du possible, où l'auteur raconte pourquoi on est revenu du toyotisme, le mode de production de Toyota, qui mettait l'accent sur le qualitatif plus que sur le quantitatif, à la différence du fordisme.
On demandait en effet aux ouvriers à la fois de prendre des initiatives et d'obéir. Il pouvaient déterminer comment produire quelque chose, mais pas quoi produire. D'être partiellement libres, quoi. Face à cette contradiction insurmontable, l'expérience n'a pu être poussée plus loin et on est revenu à des formes de production plus contraignantes.
Dans le libre, le producteur ne choisit pas seulement la manière dont il code, mais aussi ce qu'il code, ce que ne peut faire un salarié chez un éditeur ou une SSII.
Et on sait très bien que face aux contraintes de production d'un éditeur, le salarié aura tendance à faire strictement ce qu'on lui demande : la plus petite qualité acceptable dans le minimum de temps. Une différence de qualité majeure entre les LL et les logiciels propriétaires, c'est le fameux « ça sortira quand ça sera prêt », alors que les éditeurs sortent un produit non totalement débugué à une date fixée à l'avance.
[^] # Re: Gaël Duval fait le point sur Mandrake
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Gaël Duval fait le point sur Mandrake. Évalué à 1.
On demandait en effet aux ouvriers à la fois de prendre des initiatives et d'obéir. Il pouvaient déterminer comment produire quelque chose, mais pas quoi produire. D'être partiellement libres, quoi. Face à cette contradiction insurmontable, l'expérience n'a pu être poussée plus loin et on est revenu à des formes de production plus contraignantes.
Dans le libre, le producteur ne choisit pas seulement la manière dont il code, mais aussi ce qu'il code, ce que ne peut faire un salarié chez un éditeur ou une SSII.
Et on sait très bien que face aux contraintes de production d'un éditeur, le salarié aura tendance à faire strictement ce qu'on lui demande : la plus petite qualité acceptable dans le minimum de temps. Une différence de qualité majeure entre les LL et les logiciels propriétaires, c'est le fameux « ça sortira quand ça sera prêt », alors que les éditeurs sortent un produit non totalement débugué à une date fixée à l'avance.