À mon avis, ce qui rend si mal à l'aise par rapport aux productions "pseudo-artistiques" de l'IA, ça n'est pas qu'elles sont médiocres, c'est justement qu'elles ne sont pas assez médiocres pour être clairement et incontestablement classées comme telles.
Je ne crois pas. Les critiques que j'entends le plus souvent s'axent généralement autour de l'éthique plutôt que de la qualité.
Pour ma part, je ne me sens pas particulièrement concerné. Je ne crois pas avoir de malaise vis à vis des IA et de l'art : je me fiche de ce que ces outils peuvent produire dans ces domaines, parce que le produit n'est que le résultat de la production, et c'est elle qui importe à mes yeux.
Bien sûr, elles ne peuvent surpasser en créativité la toute petite partie de l'humanité qui innove réellement, mais elles surpassent une grande majorité des humains sur la plupart des taches : elles programment mieux qu'un humain moyen, composent mieux qu'un humain moyen, écrivent mieux qu'un humain moyen, donnent des conseils plus appropriés qu'un humain moyen, etc.
D'une certaine façon, par contre, je suis d'accord sur ce point. La conséquence de ça, c'est qu'on utilise ces outils non pas pour avoir un résultat correct (car sinon, on s'adresserait à un ou des humains qui sauraient faire), mais simplement pour aller plus vite (ou payer moins cher), quitte à accepter la médiocrité. Je n'en vois pas trop l’intérêt.
En gros, le fait que ça soit meilleur qu'un humain individuel n'est pour moi pas un argument. Car un collectif est aussi meilleur qu'un humain individuel. Et je crois que dans la majorité des cas, collectivement, on fait mieux que ce que proposent ces outils.
Dans l'ensemble, je trouve que c'est beaucoup d'engouement pour de l’esbroufe. Ton exemple de résumé d'un livre en sonnets (dont j'attends de comprendre en quoi il serait convaincant, par ailleurs) me semble être exactement ça : c'est impressionnant 3 minutes la première fois.
[^] # Re: L'aspect positif (ou pas vraiment, mais bon, c'est déjà ça)
Posté par Yala . En réponse au journal Intelligence artificielle et problèmes réels. Évalué à 3. Dernière modification le 21 novembre 2025 à 23:05.
Je ne crois pas. Les critiques que j'entends le plus souvent s'axent généralement autour de l'éthique plutôt que de la qualité.
Pour ma part, je ne me sens pas particulièrement concerné. Je ne crois pas avoir de malaise vis à vis des IA et de l'art : je me fiche de ce que ces outils peuvent produire dans ces domaines, parce que le produit n'est que le résultat de la production, et c'est elle qui importe à mes yeux.
D'une certaine façon, par contre, je suis d'accord sur ce point. La conséquence de ça, c'est qu'on utilise ces outils non pas pour avoir un résultat correct (car sinon, on s'adresserait à un ou des humains qui sauraient faire), mais simplement pour aller plus vite (ou payer moins cher), quitte à accepter la médiocrité. Je n'en vois pas trop l’intérêt.
En gros, le fait que ça soit meilleur qu'un humain individuel n'est pour moi pas un argument. Car un collectif est aussi meilleur qu'un humain individuel. Et je crois que dans la majorité des cas, collectivement, on fait mieux que ce que proposent ces outils.
Dans l'ensemble, je trouve que c'est beaucoup d'engouement pour de l’esbroufe. Ton exemple de résumé d'un livre en sonnets (dont j'attends de comprendre en quoi il serait convaincant, par ailleurs) me semble être exactement ça : c'est impressionnant 3 minutes la première fois.