• [^] # Re: C'est très bien.

    Posté par . En réponse au message Lire ou ne pas lire Thomas Pynchon. Évalué à -1.

    Pynchon, à mon avis, c'est un peu le niveau au-dessus de Wallace (lui-même au-dessus de Franzen) au niveau de la complexité, du style éclaté, des digressions ; ça sautille de partout, ça passe d'une phrase absolument triste à une blague de beauf' répétée plusieurs fois.

    C'est d'une richesse quasiment infinie (enfin, moins les derniers, je parle surtout de ses premiers, les derniers sont plus accessibles, mais moins flamboyants) ; c'est ésotérique, ça ne décante pas, on frôle le mystique souvent. Ce sont des lectures exigeantes, presque des transes : on est entre la concentration nécessaire à un essai philosophique et à un poème (sur des centaines de pages).

    Wallace est d'une intelligence fascinante, c'est un esprit pluridisciplinaire qui nous oblige à être polyvalent ; Pynchon, c'est un sensible électrique. Dans ses romans de jeunesse, il est branché sur le soleil, et sous acide.