• [^] # Re: Sur les fork d'Android

    Posté par . En réponse au journal Le Parisien qualifie GrapheneOS de "botte secrète des narcotrafiquants", les devs n'apprécient pas. Évalué à 10.

    On peut trouver la plupart de leurs griefs ici:

    https://discuss.grapheneos.org/d/24134-devices-lacking-standard-privacysecurity-patches-and-protections-arent-private

    Mais pour /e/, j'en ai appris des pas mal récemment:

    • Le service de speech-to-text privé: il envoie tout à OpenAI, l'«anonymisation» ne consiste qu'à cacher la véritable source, en passant par les serveurs de /e/. Ce «détail» est caché au milieu des conditions d'utilisations, et ils s'en défendent justement en disant que ce n'est pas dissimulé puisque c'est écrit quelque part dans leurs infos sur la vie privée et le traitement des infos.

    • Modification de l'affichage du niveau de patch du système qu'on pourrait qualifier de trompeuse, pour masquer le fait que la «dernière mise‐à-jour» est peut-être bien en retard sur les dernières versions d'AOSP ou des firmwares.

    • Les forks de Lineage sont en retard sur les mises à jour par rapport à... Lineage!

    Et au passage: MicroG envoie des infos à Google, l'appareil n'est pas entièrement dégooglisé.

    Sur un autre fil, ils affirment (bon, là par contre, ils ne donnent aucune source) que nombre d'appareils qui ne sont pas à jour sont impliqués dans des attaques DDoS à l'insu de leurs utilisateurs. C'est vrai aussi pour les ordinateurs, routeurs, tablettes, etc.

    Mais ce n'est pas le plus important à mes yeux dans cette affaire. Pour moi l'important dans cette affaire c'est la propagande contre GOS.

    On a vu ce genre de choses avant: "le chiffrement des communications est utilisé par les réseaux pédophiles", et maintenant on a des tentatives répétées de casser ce chiffrement au niveau de l'UE avec un fort soutien de la France.

    C'est le même cheminement qu'on va avoir ici: vers une interdiction de protéger son appareil contre l'analyse par les forces de l'ordre, au nom du narcotrafic ou autre. Et la première utilisation se fera contre des activistes climatiques et/ou sociaux.