Les protéines sont les outils moléculaires du monde vivant, presque toutes les réactions chimiques du monde vivant sont faites par des protéines. Elles possèdent aussi bien d'autres rôles comme dans la structure des cellules, la communication entre cellules (hormones, neurotransmetteurs, etc.), le mouvement cellulaire (contraction musculaire, mouvements des bactéries, etc.), la propagation de l'information (communication hormonale, nerveuse, etc.), la reconnaissance de formes (système immunitaire), etc., etc.
Toutes ces fonctions sont déterminées par la forme 3D des protéines. Cette forme (et aussi les propriétés chimiques qu'elles portent) est difficile à obtenir de manière expérimentale (on ne peut pas l'observer directement), il se développe de plus en plus de méthodes « in silico » pour essayer de modéliser la manière dont les protéines se « replient » dans l'espace où quelle forme elles adoptent au final pour essayer d'en déduire leur fonction dans la cellule et / ou dans l'organisme.
S'il est facile (maintenant) de séquencer un génome, c'est-à-dire connaître l'enchaînement des 4 petites molécules qui composent notre ADN, il est déjà moins facile de trouver les gènes correspondants, c'est-à-dire les parties de cet ADN qui « codent » pour les protéines (>95% de l'ADN chez les bactéries et <5% chez l'homme). Il est ensuite difficile (ça veut dire des années et des millions) de caractériser ces protéines et connaître leur(s) fonction(s). Or cette connaissance est la base de notre compréhension du monde vivant (elle n'est pas la seule bien entendu mais comme les protéines sont partout...).
[^] # Re: Décrypthon sous linux
Posté par asailor . En réponse à la dépêche Décrypthon sous linux. Évalué à 3.
Toutes ces fonctions sont déterminées par la forme 3D des protéines. Cette forme (et aussi les propriétés chimiques qu'elles portent) est difficile à obtenir de manière expérimentale (on ne peut pas l'observer directement), il se développe de plus en plus de méthodes « in silico » pour essayer de modéliser la manière dont les protéines se « replient » dans l'espace où quelle forme elles adoptent au final pour essayer d'en déduire leur fonction dans la cellule et / ou dans l'organisme.
S'il est facile (maintenant) de séquencer un génome, c'est-à-dire connaître l'enchaînement des 4 petites molécules qui composent notre ADN, il est déjà moins facile de trouver les gènes correspondants, c'est-à-dire les parties de cet ADN qui « codent » pour les protéines (>95% de l'ADN chez les bactéries et <5% chez l'homme). Il est ensuite difficile (ça veut dire des années et des millions) de caractériser ces protéines et connaître leur(s) fonction(s). Or cette connaissance est la base de notre compréhension du monde vivant (elle n'est pas la seule bien entendu mais comme les protéines sont partout...).