L'évolution d'une chaîne de production qui va durer pendant des millions d'années,
Les déchets seront enfouis d'ici un délai bien plus court et n'y seront plus touchés. Même en admettant un accident dans ce stockage profond, l'impact sera local et ne nécessitera pas d'émettre une quantité astronomique de CO2. Le volume de déchets qui concerne des durée si longues est vraiment réduit au regard de la quantité d'électricité produite. L'impact d'une défaillance n'aurait d'ailleurs rien à voir avec une défaillance avec une centrale en fonctionnement (et pourtant, on a deux retours d'expérience dans ce cas, et on n'a pas émis des milliards de tonnes de CO2 à cause de ça).
C'est assez fort quand même d'affirmer inlassablement que le nucléaire n'est pas décarboné sur cette base alors que toutes les études disent que le nucléaire a des inconvénients mais pas celui-là en tenant compte du cycle de vie complet dont les déchets. Oui il y a des incertitudes, oui il y a des risques (mais on peut dire la même chose du bilan du renouvelable, du charbon, etc.) mais pas de nature à priori de changer significativement le résultat.
Et je trouve toujours curieux d'accepter les rapports concernant le climat, etc. mais refuser d'accepter leurs conclusions concernant le nucléaire dans le même temps. La méthode est la même pourtant.
Les scientifiques n'arrivent même pas à prévoir avec certitude la disparition de l'AMOC...
Mais quel rapport ?
On pourrait d'ailleurs te rétorquer que sur cette base on peut mettre le rapport du GIEC en entier à la poubelle car après tout il y a des incertitudes sur pas mal de phénomènes.
Cela ne me paraît pas être très raisonnable de réfuter leurs analyses de cycle de vie du nucléaire sur cette base sinon on peut refuser toute conclusion scientifique car des incertitudes il y en aura toujours.
La question est de se poser du pire scénario. Admettons que le stockage des déchets à vie longue a une fuite qui contamine une nappe environnante. L'eau est polluée localement. Voilà, comme elle peut l'être avec d'autres phénomènes ou industrie (dont le pétrole et le charbon, par exemple). Est-ce qu'on va devoir dépenser des millions de tonnes de CO2 pour gérer ça ? Non, de la même façon qu'on ne le fait pas pour d'autres contaminations locales qui arrivent pourtant régulièrement. Donc ce n'est pas de nature à priori de changer le bilan climatique du nucléaire de manière significative.
Cela ne me paraît pas très crédible de rejeter ces évaluations nombreuses d'un revers de la main.
[^] # Re: Mais pas sans énergies fossilles
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Allemagne. En octobre 2025, les renouvelables ont couvert 58% des besoins électriques. Évalué à 6.
Les déchets seront enfouis d'ici un délai bien plus court et n'y seront plus touchés. Même en admettant un accident dans ce stockage profond, l'impact sera local et ne nécessitera pas d'émettre une quantité astronomique de CO2. Le volume de déchets qui concerne des durée si longues est vraiment réduit au regard de la quantité d'électricité produite. L'impact d'une défaillance n'aurait d'ailleurs rien à voir avec une défaillance avec une centrale en fonctionnement (et pourtant, on a deux retours d'expérience dans ce cas, et on n'a pas émis des milliards de tonnes de CO2 à cause de ça).
C'est assez fort quand même d'affirmer inlassablement que le nucléaire n'est pas décarboné sur cette base alors que toutes les études disent que le nucléaire a des inconvénients mais pas celui-là en tenant compte du cycle de vie complet dont les déchets. Oui il y a des incertitudes, oui il y a des risques (mais on peut dire la même chose du bilan du renouvelable, du charbon, etc.) mais pas de nature à priori de changer significativement le résultat.
Et je trouve toujours curieux d'accepter les rapports concernant le climat, etc. mais refuser d'accepter leurs conclusions concernant le nucléaire dans le même temps. La méthode est la même pourtant.
Mais quel rapport ?
On pourrait d'ailleurs te rétorquer que sur cette base on peut mettre le rapport du GIEC en entier à la poubelle car après tout il y a des incertitudes sur pas mal de phénomènes.
Cela ne me paraît pas être très raisonnable de réfuter leurs analyses de cycle de vie du nucléaire sur cette base sinon on peut refuser toute conclusion scientifique car des incertitudes il y en aura toujours.
La question est de se poser du pire scénario. Admettons que le stockage des déchets à vie longue a une fuite qui contamine une nappe environnante. L'eau est polluée localement. Voilà, comme elle peut l'être avec d'autres phénomènes ou industrie (dont le pétrole et le charbon, par exemple). Est-ce qu'on va devoir dépenser des millions de tonnes de CO2 pour gérer ça ? Non, de la même façon qu'on ne le fait pas pour d'autres contaminations locales qui arrivent pourtant régulièrement. Donc ce n'est pas de nature à priori de changer le bilan climatique du nucléaire de manière significative.
Cela ne me paraît pas très crédible de rejeter ces évaluations nombreuses d'un revers de la main.