De nos jours, une peste, ça reste 5 à 50% de mortalité selon la forme et la rapidité au diagnostic.
Une peste pulmonaire, sans traitement, c'est 100% de létalité, même avec traitement on passe à 50%, et encore, il faut traiter extrêmement vite, donc consulter dès les premiers symptômes et tomber sur un médecin qui devine que c'est une peste pulmonaire (concrètement, ces conditions "optimales" ne surviennent qu'en situation d'épidémie, qui n'est pas vraiement une situation optimale).
Une peste bubonique, c'est 25 à 50% de létalité sans traitement selon la souche (ça doit monter à 100% chez des personnes en mauvaises santé, mais c'est la limite des chiffres de létalité : on fait l'hypothèse d'une bonne santé préexistante, or les gens en bonne santé sont une petite majorité voire une minorité à l'échelle d'une population). Avec traitement, on n'arrive pas à descendre en dessous de 5-10%.
La clinique de la peste, c'est une fièvre intense, des douleurs, des hallucinations, des difficultés à respirer. C'est atroce même quand on y survit. Bien sûr, il y a des séquelles derrière, notamment chez les patients âgés qui peuvent très bien décéder des séquelles même s'ils ont par miracle survécu à la peste (même scénario qu'avec le chikungunya, dont je parlais dans un journal récent).
Un choléra, c'est une grosse diarrhée. Certes, c'est désagréable, mais ça ne tue pas directement : c'est la déshydratation qui tue. Avec des moyens modernes de réanimation, et encore, pas des moyens très élaborés, on descend à 0% de létalité. Le traitement, c'est une perfusion de flotte, un peu de rééquilibrage en potassium selon le suivi biologique, l'antibio qui va bien, et basta. Même avec des fragilités préexistantes, ça se gère.
Donc moi, si je sois choisir entre la peste et le choléra :
Je choisis le choléra ;
Je file à l'hosto du coin et je demande à parler à un infectiologue ;
Je profite de la semaine de congés pour réfléchir au sens de la vie et à pourquoi je me suis retrouvé dans cette situation en premier lieu.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Peur d'une porte dérobée?
Posté par Liorel . En réponse au lien En Chine, on développe UBIOS pour s'affranchir de l'UEFI. Évalué à 10.
De nos jours, une peste, ça reste 5 à 50% de mortalité selon la forme et la rapidité au diagnostic.
Une peste pulmonaire, sans traitement, c'est 100% de létalité, même avec traitement on passe à 50%, et encore, il faut traiter extrêmement vite, donc consulter dès les premiers symptômes et tomber sur un médecin qui devine que c'est une peste pulmonaire (concrètement, ces conditions "optimales" ne surviennent qu'en situation d'épidémie, qui n'est pas vraiement une situation optimale).
Une peste bubonique, c'est 25 à 50% de létalité sans traitement selon la souche (ça doit monter à 100% chez des personnes en mauvaises santé, mais c'est la limite des chiffres de létalité : on fait l'hypothèse d'une bonne santé préexistante, or les gens en bonne santé sont une petite majorité voire une minorité à l'échelle d'une population). Avec traitement, on n'arrive pas à descendre en dessous de 5-10%.
La clinique de la peste, c'est une fièvre intense, des douleurs, des hallucinations, des difficultés à respirer. C'est atroce même quand on y survit. Bien sûr, il y a des séquelles derrière, notamment chez les patients âgés qui peuvent très bien décéder des séquelles même s'ils ont par miracle survécu à la peste (même scénario qu'avec le chikungunya, dont je parlais dans un journal récent).
Un choléra, c'est une grosse diarrhée. Certes, c'est désagréable, mais ça ne tue pas directement : c'est la déshydratation qui tue. Avec des moyens modernes de réanimation, et encore, pas des moyens très élaborés, on descend à 0% de létalité. Le traitement, c'est une perfusion de flotte, un peu de rééquilibrage en potassium selon le suivi biologique, l'antibio qui va bien, et basta. Même avec des fragilités préexistantes, ça se gère.
Donc moi, si je sois choisir entre la peste et le choléra :
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.