qui sont répartis de façon très inégalitaire dans la population.
Tu peux penser que moralement, il faudrait que la répartition soit plus égalitaire entre les deux, mais un "vrai" libéral te dira qu'il s'en fout de la répartition (tu veux que ton ton PA augmente, tu te fous du PA des autres). Si tout le monde s'appauvrit, les inégalités reculent, mais ça ne satisfait personne.
Mais tout ça ne tient que parce qu'on martèle le monde de pubs.
La pub a bon dos quand la réalité contredit tes espérances théoriques. Dans une société de consommation, les besoins sont virtuellement illimités, peut-être pas en quantité, mais en qualité. Manger bio, c'est du pouvoir d'achat, faire réparer un appareil, c'est du pouvoir d'achat, consommer des services publics de qualité, c'est du pouvoir d'achat, etc. Le pouvoir d'achat ça va largement au-delà d'acheter des merdouilles sur Amazon.
On voit plutôt un creusement des inégalités et un appauvrissement en bas.
Tu as deux manières de mesurer la pauvreté : soit de manière relative (typiquement, <60% du revenu médian), qui est équivalent à mesurer les inégalités, soit de manière absolue (nombre de baguettes de pain que tu peux acheter, etc). Et évidemment, les conclusions sont opposées (https://www.melchior.fr/sites/melchior/files/actualite/brief%20eco/TAUX%20PAUVRETE.png). La pauvreté relative augmente (car les inégalités se creusent), mais la pauvreté absolue diminue de manière assez régulière. C'est d'ailleurs assez évident, tu compares le niveau de vie en France dans les années 1950 et celui d'aujourd'hui, tu es passé d'une situation de quasi-survie alimentaire à une situation où la possession d'un téléphone mobile est compatible avec l'extrême pauvreté.
on devrait tous vivre dans l'opulence.
Il faut définir "tous" et "opulence", mais par rapport à il y a un siècle, on a "tous" des toilettes, l'eau chaude, l'électricité, des téléphones, un accès à des moyens de transports, un accès à l'éducation, à des livres, à la télévision, à des objets électroniques, à des soins médicaux. Plus de 80% des français ont déja pris l'avion au moins une fois, tout le monde a déja lu un livre, mangé des fruits exotiques, mis du parfum, toutes ces choses qui sont du ressort de l'extrême luxe. Donc oui, raisonnablement, on vit "tous" dans l'"opulence". C'est juste que nos standards ont changé et qu'on n'a pas l'impression de vivre dans l'opulence.
Le lien entre croissance et emploi varie significativement par pays
Le fait est que le chômage augmente en période de récession et diminue en période de croissance, et que la croissance est (en partie) dûe aux gains de productivité. Comme les récessions sont dues à tout un tas de trucs (causes externes, guerres, spéculation boursière, dette, chocs pétroliers...) mais qu'aucun de ces trucs n'est dû à des gains de productivité, je ne vois pas comment tu peux prétendre que les gains de productivité entrainent du chômage. J'ai bien compris que ton modèle (gains de productivité -> licenciements -> chômage) le prédit, et ton modèle, a priori, ne semble pas absurde. Mais ton modèle fait des prédictions qui sont fausses, donc ce que tu en conclues ne peut pas être vrai.
Je ne comprends pas grand chose à la macro-économie, mais en tout cas, je ne peux pas croire un modèle qui prédit l'exact contraire de la réalité.
[^] # Re: Pénurie ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Des robots Terminator dans les usines chinoises.... Évalué à -1.
Les deux augmentent.
PA en France: https://ses.ens-lyon.fr/images/eco-fr-2023-pouvoir-acgat-graph1.jpg
Tu peux penser que moralement, il faudrait que la répartition soit plus égalitaire entre les deux, mais un "vrai" libéral te dira qu'il s'en fout de la répartition (tu veux que ton ton PA augmente, tu te fous du PA des autres). Si tout le monde s'appauvrit, les inégalités reculent, mais ça ne satisfait personne.
La pub a bon dos quand la réalité contredit tes espérances théoriques. Dans une société de consommation, les besoins sont virtuellement illimités, peut-être pas en quantité, mais en qualité. Manger bio, c'est du pouvoir d'achat, faire réparer un appareil, c'est du pouvoir d'achat, consommer des services publics de qualité, c'est du pouvoir d'achat, etc. Le pouvoir d'achat ça va largement au-delà d'acheter des merdouilles sur Amazon.
Tu as deux manières de mesurer la pauvreté : soit de manière relative (typiquement, <60% du revenu médian), qui est équivalent à mesurer les inégalités, soit de manière absolue (nombre de baguettes de pain que tu peux acheter, etc). Et évidemment, les conclusions sont opposées (https://www.melchior.fr/sites/melchior/files/actualite/brief%20eco/TAUX%20PAUVRETE.png). La pauvreté relative augmente (car les inégalités se creusent), mais la pauvreté absolue diminue de manière assez régulière. C'est d'ailleurs assez évident, tu compares le niveau de vie en France dans les années 1950 et celui d'aujourd'hui, tu es passé d'une situation de quasi-survie alimentaire à une situation où la possession d'un téléphone mobile est compatible avec l'extrême pauvreté.
Il faut définir "tous" et "opulence", mais par rapport à il y a un siècle, on a "tous" des toilettes, l'eau chaude, l'électricité, des téléphones, un accès à des moyens de transports, un accès à l'éducation, à des livres, à la télévision, à des objets électroniques, à des soins médicaux. Plus de 80% des français ont déja pris l'avion au moins une fois, tout le monde a déja lu un livre, mangé des fruits exotiques, mis du parfum, toutes ces choses qui sont du ressort de l'extrême luxe. Donc oui, raisonnablement, on vit "tous" dans l'"opulence". C'est juste que nos standards ont changé et qu'on n'a pas l'impression de vivre dans l'opulence.
Le fait est que le chômage augmente en période de récession et diminue en période de croissance, et que la croissance est (en partie) dûe aux gains de productivité. Comme les récessions sont dues à tout un tas de trucs (causes externes, guerres, spéculation boursière, dette, chocs pétroliers...) mais qu'aucun de ces trucs n'est dû à des gains de productivité, je ne vois pas comment tu peux prétendre que les gains de productivité entrainent du chômage. J'ai bien compris que ton modèle (gains de productivité -> licenciements -> chômage) le prédit, et ton modèle, a priori, ne semble pas absurde. Mais ton modèle fait des prédictions qui sont fausses, donc ce que tu en conclues ne peut pas être vrai.
Je ne comprends pas grand chose à la macro-économie, mais en tout cas, je ne peux pas croire un modèle qui prédit l'exact contraire de la réalité.