À l’époque c’était l’axe du mal sous l’avatar de Bill Gates qui imposait ça loi au monde. Est-ce qu’aujourd’hui les causes seraient les mêmes, le bras de Satan s’étant juste réincarné en Google/Alphabet ? Ou bien au contraire, les problématiques sont-elles totalement décorrélées ?
J'ai l'impression que c'est un peu les deux. Le fond du problème est le même—des acteurs dominants qui cherchent à renforcer leur position dominante, des clients captifs et demandeurs d'un OS qu'ils connaissent, un écosystème de développeurs pour lequel la portabilité a un coût. Tout ça génère une chaine d'acteurs, de l'assembleur du matériel jusqu'à l'utilisateur final, qui sont très satisfaits de cette situation.
La différence reste que sur PC, il a toujours été possible d'avoir la liberté d'utiliser Linux, parce que 1) il y avait un gros écosystème de distributions, dont certaines étaient orientées "débutants" avec des installeurs assez fonctionnels qui rendaient l'expérience assez faisable, 2) l'architecture des PC est bien plus permissive et accessible, 3) les smartphones récents intègrent des fonctions qui sont très critiques en terme de sécurité (carte de payement, biométrie, NFC, etc), et le smartphone (l'objet physique) est souvent intégré dans une chaine de sécurité (2FA, etc). Les développeurs d'applications qui font usage de ces fonctions réclament un contrôle total du hardware et du software, et c'est même entendandable (à mon avis) quand les fournisseurs d'application sont légalement responsables des fraudes (comme c'est le cas pour les banques par exemple). Cette utilisation des smartphones pour remplacer les objets physiques traditionnellement fournis par des entreprises (cartes de payement, badges, lecteurs biométriques) ne permet pas à un tiers non certifié de remplacer une brique de la chaine logicielle, et on a là toute une série de fonctionalités qui ne seront probablement jamais capables d'être disponibles sous un OS libre (ou du moins sous un OS patchable).
[^] # Re: Comme pour les pc ?
Posté par arnaudus . En réponse au lien L’âge d’or des ROM Android est mort, mais la communauté refuse d’abandonner. Évalué à 8.
J'ai l'impression que c'est un peu les deux. Le fond du problème est le même—des acteurs dominants qui cherchent à renforcer leur position dominante, des clients captifs et demandeurs d'un OS qu'ils connaissent, un écosystème de développeurs pour lequel la portabilité a un coût. Tout ça génère une chaine d'acteurs, de l'assembleur du matériel jusqu'à l'utilisateur final, qui sont très satisfaits de cette situation.
La différence reste que sur PC, il a toujours été possible d'avoir la liberté d'utiliser Linux, parce que 1) il y avait un gros écosystème de distributions, dont certaines étaient orientées "débutants" avec des installeurs assez fonctionnels qui rendaient l'expérience assez faisable, 2) l'architecture des PC est bien plus permissive et accessible, 3) les smartphones récents intègrent des fonctions qui sont très critiques en terme de sécurité (carte de payement, biométrie, NFC, etc), et le smartphone (l'objet physique) est souvent intégré dans une chaine de sécurité (2FA, etc). Les développeurs d'applications qui font usage de ces fonctions réclament un contrôle total du hardware et du software, et c'est même entendandable (à mon avis) quand les fournisseurs d'application sont légalement responsables des fraudes (comme c'est le cas pour les banques par exemple). Cette utilisation des smartphones pour remplacer les objets physiques traditionnellement fournis par des entreprises (cartes de payement, badges, lecteurs biométriques) ne permet pas à un tiers non certifié de remplacer une brique de la chaine logicielle, et on a là toute une série de fonctionalités qui ne seront probablement jamais capables d'être disponibles sous un OS libre (ou du moins sous un OS patchable).