• [^] # Re: 37 millions d’euros !

    Posté par . En réponse au lien Indemnités journalières : la Cnam renonce à son logiciel Arpège. Évalué à 10.

    Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est pourquoi, alors que les exemples passés sont légion, on continue à payer le type de structures qui bousillent le travail avec autant d'allégresse

    Facile, on fait un appel d'offre, les règles en vigueurs font que l'on prends le moins cher à moins de pouvoir justifier la prise d'un concurrent plus cher. Le projet dure plusieurs années, y'a des devs en interne pour s'interfacer avec la nouvelle interface prévue, des formations, des...

    Arrive la livraison, y'a rien qui marche, le produit sur étagère tuné est incapable de tenir la charge, de 4 Millions d'abonnement on est passé silencieusement a 2 millions lors d'une mise à jour de la spec, mais ça foire encore ça négocie un passage à 1 millions, tant pis pour l'avenir, puis 500000; la ça coince car non on en a vraiment besoin.

    Entre temps il a fallu tester mettre en place, prouver que le problème venait bien de chez eux (nan sans blague vous envoyez une date dans une donnée sensé contenir un Float); ça prends plus de 6 mois, car en plus des disponibilité des des cotés, faut aussi ouvrir les firewall de chaque coté des réseaux.

    Au final on est coincé car on est lié a la nouvelle version de logiciel, et l'ESN du nom d'un protagoniste d'un trio/quatuor célèbre, est prête à faire traîner en longueur, et si on fout les pénalité prévue à cet effet on les retrouve miraculeusement dans les lots suivants qui augmentent de coût.

    On peut toujours menacer avec des procédures en justice, mais c'est incertain, sur 5-6 ans y'a fatalement eu des modification de specs ce qui donne aux esn un angle d'attaque assez évident, et si on part en justice, on perd aussi le support et on avance plus.

    Bon au final après quelques surcoûts, des sueurs froides, des patches, on a un produit a peu près fonctionnel avec bien plus d'un an de retard, et des specs revues à la baisse, des contournements maisons pour palier à leur défaillances, mais ça on peut le faire car on a un service info avec des développeurs internes.

    Le seul point qui pourrait faire que les grosses ESN fassent leur taf correctement, ce serait une sorte d'exclusion aux réponses d'appel d'offres pour une durée de 5 ans si on considère qu'il y'a eu un abus manifeste; une sorte de blacklist. Car appliquer des pénalités sur les projets où l'on est captif, c'est juste un surcoût pour les lots suivants.

    Enfin j'ajouterai pour tout ce qui est payé avec de l'argent publique, la livraison devrait impérativement se faire en logiciel libre, c'est de l'argent publique, le logiciel devrait l'être aussi (et ça éviterai de devenir captif d'un fournisseur).

    Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent